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Portrait d'anciens joueurs de l'A.S.S.E
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PostPosted: 10/07/2007 17:10:34    Post subject: Portrait d'anciens joueurs de l'A.S.S.E Reply with quote

Rachid Mekloufi

un homme de devoir
Tout commence l'été 1954. Repéré par un recruteur stéphanois, un jeune et frêle joueur à peine âgé de 18 ans, arrive en France en provenance de Sétif, en Algérie... C'est le début d'une grande histoire d'amour entre deux futures légendes, Rachid Mekloufi, qui deviendra le meilleur footballeur algérien de son époque, et l'AS Saint-Etienne qui s'imposera bientôt comme le premier club français des années 60 et 70.

- 1. Lorsque Rachid Mekloufi arrive à Saint-Etienne, en 1954...

L'Algérie est alors un département français. Le jeune footballeur n'a jamais joué sur une pelouse avant de découvrir le stade Geoffroy-Guichard sous l'œil critique de son nouvel entraîneur, Jean Snella, vieille gloire du football français. Quelques jours plus tard, il débute son premier match en tant que meneur de jeu, inscrit trois buts et s'impose dans les cœurs stéphanois. Il partage l'attaque stéphanoise avec Eugène N'Jo Léa, devenu par la suite diplomate au Cameroun, et, en 1956-1957, ils offrent à l'AS Saint-Etienne (ASSE) son premier titre de Champion de France en marquant 54 buts à eux deux ! Puis la saison suivante, c'est le premier match de Coupe d'Europe des Verts, en Ecosse à Ibrox Park, l'antre des Glasgow Rangers, et c'est Rachid qui ouvre le score, marquant le premier but européen de Saint-Etienne.

- 2. Le pays avant tout...

- 1958, la « guerre d'Algérie » bat son plein...
Une douzaine de joueurs algériens, dont Rachid Melkoufi, quittent la France pour rejoindre la Tunisie où s'est installé le FLN (Front de Libération National algérien). Pendant quatre ans, jusqu'en 1962, ils seront les meilleurs représentants de leur pays à l'extérieur. Durant cette période, faite de match amicaux et de tournées dans les pays amis, l'équipe du FLN deviendra un emblème de l'indépendance. Celle-ci acquise, Rachid Mekloufi vas rejoindre Saint-Etienne, le club de son cœur avec qui il était toujours sous contrat.
- C'est en décembre 1962, dans un climat tendu, qu'il rejouera son premier match avec les Verts...
Premier ballon, premier « gri-gri », le public est (re)conquis et fête avec joie le retour de son idole. L'année suivante, nouveau titre de champion de France, Rachid joue désormais milieu de terrain, organise davantage le jeu pour ses jeunes partenaires, Herbin, Larqué ou Revelli. Saison 1966-67, c'est la consécration pour l'enfant de Sétif qui remporte son troisième titre de champion et est sacré meilleur joueur du championnat de France. Nouveau titre en 1967-68 et pour son dernier match sous le maillot vert, en finale de la Coupe de France face à Bordeaux, Mekloufi réalise un doublé (victoire de Saint-Etienne 2 à 1). Puis il quitte les Verts qui vont le remplacer par un certain Salif Keita.

- 3. Du joueur au Président...

- Ses dernières années de footballeur...
Rachid Mekloufi va les passer à Bastia, en Corse, où il devient entraîneur-joueur. Une nouvelle expérience qui lui servira ensuite puisqu'il deviendra sélectionneur de l'équipe nationale d'Algérie (remportant les Jeux méditerranéen en 1975) et qu'il fut surtout un des deux entraîneurs de la grande équipe d'Algérie de 1982 qui terrassa l'Allemagne grâce à deux buts de Rabah Madjer et Lakhdar Belloumi avant d'être éliminée suite à un match pipé entre l'Allemagne et l'Autriche. Enfin, il fut brièvement Président de la Fédération Algérienne de football en 1988 et travaille maintenant au sein de la Confédération Africaine de Football. Une carrière bien remplie pour celui qui restera à jamais l'enfant prodige de Sétif et Saint-Etienne.[/justify]
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JEAN MICHEL LARQUE

Carrière de footballeur

Capitaine emblèmatique des « verts », Jean Michel Larqué est, avec Hervé Revelli, le joueur le plus titré avec 7 championnats de France. Meneur de jeu très technique, mais aussi meneur d'homme, son apogée de joueur se situe en concomitance avec celle de son équipe. Si Saint-etienne a joué la final de la coupe d'europe en 1976, Larqué y est pour beaucoup ayant débloqué la situation contre Kiev et Eindoven à chaque fois sur coup franc. Une mésentente avec Robert Herbin le privera de la final de la coupe de France 1977. Titulaire en reserve, il ne sera donc que champion de France de 3ème division. Il part alors pour le PSG, devenant à 29 ans le plus jeune entraîneur de France. Pourtant les résultats ne seront pas à la hauteur. Se tournant vers le journalisme et devenant consultant pour France 2 et France Inter, il continuera de jouer en 3ème division au Racing pour son plaisir.


Carrière de journaliste sportif

Jean-Michel Larqué se reconvertit dans le journalisme sportif, rédacteur en chef du magazine Onze Mondial et fait partie de la Dream Team RMC depuis 2002 où il présente notamment chaque week-end les matchs à venir de championnat en s'appuyant sur son importante connaissance du football pour apporter un éclairage toujours nouveau sur les affiches qui se succèdent (Larqué Foot et After Foot).

Entre 1980 et 1984, il commente avec son compère Thierry Roland les matches de football sur Antenne 2, puis sur TF1 depuis 1985.Ses réparties pittoresques et ses formules toute faites (le fameux « tout à fait Thierry », « avaler la trompette » etc.) alimentent le langage populaire. En 2005, alors que Thierry Roland prend une semi-retraite, Jean-Michel Larqué poursuit sa carrière de commentateur aux cotés de Thierry Gilardi, transfuge de Canal+.

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PostPosted: 10/07/2007 17:20:26    Post subject: Portrait d'anciens joueurs de l'A.S.S.E Reply with quote

Dominique Bathenay

Dominique Bathenay (né le 13 février 1954 à Pont-d'Ain, Ain) est un joueur de football français qui acheva sa carrière en 1987. Milieu défensif puis défenseur central. Il devient ensuite entraineur. Il mesure 1,81 m pour 74 kg.


Biographie
Le But : Impossible de penser à Dominique Bathenay sans évoquer le boulet de canon des 30 mètres qui crucifiera Ray Clemence, et toute son équipe de Liverpool en 1/4 de finale retour de la Coupe des clubs champions européens 1977. Un magnifique tir qui se logea dans la lucarne droite du goal (ce magnifique but a longtemps fait partie du générique de Telefoot).

Carrière joueur
1963-67 Granges-lès-Valence ( France).
1969-71. Tournon ( France).
1971-78 AS Saint-Étienne ( France), 34 buts.
1978-85 Paris SG ( France).
1985-87 FC Sète ( France).

Palmarès (joueur)
Vainqueur de la Coupe de France 1974, 1975 et 1977 avec l'ASSE.
Vainqueur de la Coupe de France 1982 et 1983 avec le PSG.
Recordman des victoire en Coupe de France : 5
Finaliste de la Coupe d'Europe des Clubs Champions 1976 avec Saint-Étienne.
Champion de France 1974, 1975 et 1976 avec Saint-Étienne.
(Divers saisonnier: tournoi international de Paris 1980, 1981 et 1984 - PSG).
20 sélections et 4 buts en équipe de France A entre 1975 et 1982.

Carrière entraineur
87-88 FC Sète ( France).
88-89 Stade de Reims ( France).
89-90 Union Monastir ( Tunisie).
90-94 AS Choisy-le-Roi ( France).
95-96 AS Saint-Étienne ( France).
..-.. CS Sedan-Ardennes ( France)
00-02 Nîmes Olympique ( France).
02-04 Sélection nationale Seychelles.
05-06 Selection nationale puis selection olympique Émirats arabes unis
Depuis Jan. 2006 : équipe olympique du Qatar

Carrière dirigeant
96-00 Président de la commission de la Coupe de France.

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PostPosted: 10/07/2007 17:21:47    Post subject: Portrait d'anciens joueurs de l'A.S.S.E Reply with quote

Gérard Janvion

Gérard Janvion, né le 21 août 1953 à Fort-de-France (Martinique), est un ancien footballeur international français qui a joué aux postes d'arrière latéral, stoppeur et milieu défensif. Il fut surnommé « le Cerbère ».


Carrière joueur
C'est comme attaquant que Gérard Janvion entame sa carrière à l'AS Saint-Etienne. Sa vitesse de course encourage Robert Herbin à en faire un arrière latéral droit dès 1975. C'est à ce poste qu'il connait la gloire, prenant la place d'Alain Merchadier ou Pierre Repellini les deux spécialistes du poste à l'époque. Il est ensuite sélectionné en équipe de France, avant d'être barré par Patrick Battiston. Ce même joueur lui prend sa place à Saint-Etienne en 1980, Janvion se retrouvant dès lors arrière gauche. Polyvalent, c'est au poste de stoppeur qu'on le retrouve lors de la coupe du monde 1982, à l'initiative de Michel Hidalgo. Associé à Marius Trésor, ils vont atteindre les demi-finales, lors de la fameuse rencontre de Séville contre la RFA. On le voit aussi parfois en milieu de terrain défensif, comme lors de la finale de la coupe de France contre Reims en 1977. En 1983, il quitte les verts en plein marasme, pour rejoindre le Paris Saint-Germain, avant de partir terminer sa carrière à l'AS Béziers. Un temps entraineur à la Martinique, il y vit toujours, ayant coupé les ponts avec le football.

avant 1972 : CS Case-Pilote
1972-83 : AS Saint-Étienne
1983-85 : Paris SG
1985-86 : Béziers

Palmarès
40 sélections en équipe de France A entre 1975 et 1982.
Finaliste de la Coupe d'Europe des Clubs Champions 1976 avec St-Étienne.
Champion de France 1974, 1975, 1976 et 1981 avec St-Étienne.
Vice-champion de France 1982 avec St-Étienne.
Vainqueur de la Coupe de France 1974, 1975 et 1977 avec St-Étienne.
Finaliste de la Coupe de France 1981 et 1982 avec St-Étienne.
Finaliste de la Coupe de France 1985 avec le PSG.
Demi-finaliste Coupe du Monde (82)

Carrière d'entraîneur
Sainte-Suzanne (DH Réunion).
Assaut St-Pierre (DH Martinique).
Cs Case-Pilote (DH Martinique).

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PostPosted: 10/07/2007 17:23:59    Post subject: Portrait d'anciens joueurs de l'A.S.S.E Reply with quote

Christian Lopez

né le 15 mars 1953 à Aïn Témouchent en Algérie) était un libero de l'équipe de football de l'AS Saint-Étienne, célèbre pour ses tacles et son jeu de tête. Après son séjour chez les Verts (1969 à 1982), il est transféré à Toulouse. Il entra dans l'histoire du football français lors du quart de finale de la Coupe d'Europe des Clubs champions en 1976 contre le Dynamo Kiev où, revenu de nulle part, il empêcha Oleg Blokhine de marquer le but qui aurait probablement éliminé Saint-Etienne alors que Ivan Curkovic était éliminé. Sur la contre-attaque, les Verts ouvrirent le score, se qualifiant 3-0. Il a fini sa carrière à Montélimar. Désormais il travaille à la mairie de canet-rocheville.


Palmarès
39 sélections en équipe de France de football entre 1975 et 1982
Champion de France : 1974, 1975, 1976, 1981 avec Saint-Étienne
Vainqueur de la Coupe de France 1974, 1975, 1977 avec Saint-Étienne
Finaliste de la Coupe d'Europe des clubs champions 1976 avec Saint-Étienne
Demi-finaliste de la Coupe du monde 1982

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PostPosted: 10/07/2007 17:27:51    Post subject: Portrait d'anciens joueurs de l'A.S.S.E Reply with quote

MICHEL PLATINI

Michel est le fils d'Aldo Platini, joueur de football amateur puis entraîneur de l'équipe de division 3 de l'AS Nancy-Lorraine. Ce dernier laisse beaucoup de liberté à son fils dans sa progression. Michel apprend ainsi l'art du dribble dans la rue. C'est l'anti-thèse des joueurs passés par les centres de formation, alors tout juste naissants en France. C'est au petit club local de l'AS Jœuf qu'il fait ses classes. Il y signe sa première licence en pupille (10 septembre 1966). Aldo éclaire toutefois Michel très tôt sur quelques notions simples mais primordiales, l'anticipation au premier chef. Il faut déjà savoir à qui l'on va passer la balle avant de la recevoir.

Michel loupe totalement la finale du concours du jeune footballeur en 1969, mais parvient à se faire remarquer à l'occasion d'un match de Coupe Gambardella. Il n'a que seize ans, et il brille déjà de mille feux au sein de la formation junior de l'AS Jœuf qui affronte les juniors du FC Metz. Convoqué au stage de présélection du club messin, Platini, blessé, ne peut pas y participer. L'entraîneur messin change alors de club, et Michel Platini est rayé des listes. Il retrouve son équipe de Jœuf en Promotion d'Honneur.

Le FC Metz invite à nouveau Michel Platini à un stage de présélection, mais le fameux test de capacité respiratoire tourne mal. Après pas moins de dix essais au spiromètre, Michel s'évanouit. Le verdict du médecin est radical : très faible capacité respiratoire. Insuffisance cardiaque. Platini ne jouera pas pour le FC Metz. Il rejoint finalement l'équipe réserve de l'AS Nancy-Lorraine en septembre 1972, son club de coeur. Il fait la connaissance de Jean-Michel Moutier, jeune portier de la réserve, qui devient rapidement son ami.


Platini à Nancy (1972-1979)
Dès ses débuts sous les couleurs de Nancy, Platini fait parler la poudre : il marque trois buts face à Wittelsheim en D3 avec la réserve. Multipliant les sorties de ce type, Michel se retrouve rapidement aux portes de l'équipe fanion. Son premier contact avec l'élite est pourtant pénible. Il est remplaçant face à Valenciennes et assiste, impuissant du banc de touche, à une véritable émeute en tribune. Il est atteint de plusieurs projectiles et de crachats... Quelques jours plus tard, il est descendu par un défenseur strasbourgeois à l'occasion d'un match de réserve : double fracture de la malléole de la jambe droite. Cette délicate saison s'achève bien avec ses grands débuts en Division 1. Platini est aligné d'entrée face à Nîmes au Stade Marcel-Picot le 3 mai 1973.

Repéré par les instances parisiennes après ses premiers coups d'éclats en Coupe Gambardella, Michel Platini n'a jamais pu honorer la moindre sélection en équipe de France junior en raison de blessures. Il effectue ainsi ses grands débuts avec le maillot bleu de l'équipe de France Amateurs le 26 septembre 1973. Tout semble se dérouler parfaitement, mais une nouvelle blessure, en mars 1974, remet tout en question. À Nice, Michel est victime d'une double fracture du bras gauche. Il n'est pas présent sur le terrain en fin de saison, et reste totalement impuissant quand son club est relégué en D2 au terme de la saison.

En D2, Nancy se promène et retrouve rapidement l'élite. Platini devient au cours de cette belle saison le véritable patron de l'équipe. Il marque également 17 buts. Certains d'entre eux sont inscrits sur coup franc, dont il se fait une spécialité dès cette période. Même le grand Ivan Curkovic, gardien de l'AS Saint-Étienne, se laisse tromper deux fois en Coupe de France par ces premiers coup franc diaboliques qui contournaient le mur des défenseurs en suivant une courbe toujours imprévisible pour aller se loger dans la lucarne du gardien... et Nancy élimine les Verts. Platini travaille ses coups francs avec son ami Jean-Michel Moutier. Les mannequins de mousse qui forment le mur sont déjà là.

Les obligations militaires du soldat Platini lui font revêtir l'uniforme pendant l'été 1975. Comme tous les sportifs de haut niveau, il est affecté au bataillon de Joinville où il fait équipe avec une promotion de talent aux côtés de Maxime Bossis, Éric Pécout et autres Omar Sahnoun, sans oublier ses amis nancéiens : Olivier Rouyer et Moutier. À l'occasion de son service militaire, Michel défend les couleurs de la France en militaire, en espoirs et en olympiques. Avec l'équipe olympique, Platini et ses amis éliminent, avec la manière, la redoutable formation de Roumanie, qui alignait pourtant son équipe A. Le match aller se tient le 3 décembre 1975 à Brest. Platini est brillant au cours de cette partie que les jeunes Français remportent par 4 à 0. Platini devient une vedette en France après ce match. La manche retour est une formalité avec un match nul méritoire 1-1 arraché à Bucarest. Platini participera au Tournoi Olympique des JO de Montréal.

Trois jours après le match nul signé à Bucarest, Platini est sélectionné avec l'équipe de France A. C'est également une première pour le nouveau sélectionneur des Bleus : Michel Hidalgo.

En parallèle à ses activités militaires, Michel rejoint, le plus souvent possible, son club qui évolue désormais à nouveau en D1. Lors d'un match joué à Laval, le public mayennais chambre Platini. Ce dernier, vexé, marque trois buts. Hélas, la soirée se termine mal, avec une nouvelle blessure. La presse titre alors : la saison de Platini est terminée, et d'annoncer une nouvelle opération du ménisque pour Michel. Il n'en est rien. Platini évite l'opération et retrouve les terrains deux semaines après l'incident de Laval. Ce retour tombe bien, car Nancy affronte dans la foulée l'Olympique de Marseille au Parc des Princes en demi-finale de la Coupe de France. Michel signe de la tête l'unique but lorrain, mais il est contraint de quitter le terrain sur blessure. L'ASNL s'incline finalement 4-1.

Le tournoi olympique 1976 débute pour les Bleus de Platini le 19 juillet face au Mexique, balayé 4-0. Même score face au Guatemala avec deux buts signés Platini. La phase de poules s'achève sur un match nul face à Israël ; Platini marque un but sur penalty. La France dispute alors les quarts de finale face à l'Allemagne de l'Est. Cette formation est en fait l'équipe A de la RDA. Avec un arbitrage plus que douteux, les Français terminent le match à neuf et les Allemands passent le tour…

De retour de Montréal, Platini signe son premier contrat professionnel avec Nancy pour deux saisons. C'est toutefois l'équipe de France qui occupe tous les esprits avec, en point de mire, la qualification au Mondial argentin. Le match décisif se tient le 16 novembre 1977 au Parc des Princes face à la Bulgarie. Platini est parfait dans son rôle de chef d'orchestre et les Bleus s'imposent 3-1. Ils disputeront la phase finale de la Coupe du monde 1978 après une attente de douze ans.

Divine surprise à l'occasion de la publication du classement du Ballon d'or fin décembre 1977 : le jeune Michel Platini pointe au troisième rang.

Lors des matches de préparation pour la Coupe du monde, il convient de signaler celui disputé à Naples face à l'Italie le 8 février 1978. Platini est éblouissant devant tous les recruteurs des clubs italiens venus superviser la nouvelle petite merveille française. Platini stupéfie tout le monde en trompant deux fois, coup sur coup, le légendaire gardien Dino Zoff, sur coup franc direct. La première tentative n'est pas validée par l'homme en noir qui n'avait pas sifflé... Zoff pense avoir évité le pire, car Platini trouve le mur lors de sa seconde tentative. Quelques minutes plus tard, nouveau coup franc aux abords de la surface italienne. Zoff prend alors bien garde de couvrir son angle droit, mais Platini le trompe par la gauche. Zoff reste pétrifié. Ses tête-à-tête avec Zoff et sa classe, au cours de cette partie retransmise par la télévision italienne, en font une vedette en Italie. Les plus grands clubs européens se battront désormais pour s'attacher ses services : le PSG et Saint-Étienne en France, la Juventus, l'Inter Milan et Naples en Italie, Barcelone et Valence en Espagne, Arsenal en Angleterre, pour n'en citer que quelques uns.

Avant de disputer la Coupe du monde en Argentine, Platini s'offre la Coupe de France 1978 avec Nancy. Michel signe l'unique but de la finale contre l'OGC Nice. Il reçoit, en tant que capitaine de l'ASNL, son premier trophée majeur des mains du Président de la république Valéry Giscard d'Estaing.

Entre la finale de la Coupe de France et le coup d'envoi du Mondial, quinze jours seulement ! Pas question de stage de préparation pour les Bleus. Bousculant l'Italie et l'Argentine, la France est trop tendre pour espérer sortir d'un tel groupe. Platini n'a pas grand chose à se reprocher à l'occasion de ce Mondial, mais à l'attaque le saison 1978-1979, il est pris en grippe par le public, qui le juge responsable de l'échec en Argentine. Platini évolue sous les sifflets jusqu'au match de Geoffroy-Guichard. Galvanisé par les sifflets qui lui sont adressés, Platini met les bouchées doubles face aux Verts. Il dispute chaque ballon, et sur l'un des tacles qu'il tente, sa cheville se bloque : triple fracture de la malléole. Michel est ainsi absent lors des matches de Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe de l'ASNL. Le contrat liant Platini et Nancy arrive à terme en juin 1979. Le président nancéien tente alors un coup de force pour conserver son joueur, mais Platini n'apprécie pas du tout cette intervention. Il quittera le club lorrain à la fin de son contrat. Trois clubs se détachent alors : l'Inter Milan, le PSG et Saint-Étienne. Les deux premiers clubs cités sont des leurres, car Saint-Étienne est l'objectif de Platini. Il signe chez les Verts un contrat de trois ans.

Malgré les blessures et les sifflets, l'humour reste un des traits principaux du caractère de Michel. Citons ici deux des nombreux gags qu'il signa lors de sa période lorraine. Lors des déplacements, Michel s'amusait à faire exploser un pétard à mèche dans un lieu public, puis à faire le mort, provoquant inévitablement un attroupement...[réf. nécessaire] Lors du séjour en Argentine pour la Coupe du monde, il s'amusa, comme un collégien, à vider des tubes de dentifrice dans les lits de ses coéquipiers... [réf. nécessaire]


Platini chez les Verts (1979-1982)
Les trois années de Michel Platini à Saint-Étienne se soldent par un bilan mitigé. L'objectif du club en recrutant Platini était de remporter une Coupe d'Europe, mais malgré quelques coups d'éclat (notamment contre le PSV Eindhoven et contre Hambourg), les Verts ne se hisseront jamais à la hauteur de leurs glorieux aînés de 1976. Sur le plan national, Platini remporte son ultime titre de Champion de France en 1981, mais échoue à deux reprises en finale de la Coupe de France. Tout d'abord face à Bastia en 1981 puis contre le Paris Saint-Germain en 1982, son dernier match avec Saint-Étienne avant son départ pour la Juventus. Il aura alors joué sous le maillot vert 146 matches pour un total de 82 buts.

Durant sa période stéphanoise, il s'affirme en équipe de France, au sein de laquelle il devient sous le numéro 10 un capitaine indispensable. En 1981, Platini extirpe les Bleus de leur groupe de qualifications pour la Coupe du monde 1982 grâce à un coup franc « platinien » marqué contre les Pays-Bas lors du match décisif pour la qualification.

Au Mondial espagnol de 1982, les Bleus se hissent jusqu'en demi-finale contre la RFA, pour une rencontre de légende perdue à l'issue de l'épreuve des tirs au but. Paradoxalement, Michel Platini considère aujourd'hui ce match comme le plus grand souvenir de sa carrière.


Platini à la Juve (1982-1987)
À la Juventus de Turin, au sein d'une équipe constituée quasi entièrement de joueurs champions du monde (l'Italie vient de s'imposer au Mundial), Platini connaît des débuts délicats. Pris en grippe par une presse spécialisée extrêmement exigeante, il est même tout proche de quitter l'Italie durant l'hiver. À la trêve, Michel et son coéquipier polonais Zbigniew Boniek tapent du poing sur la table et obtiennent une évolution tactique de l'équipe. La seconde partie de saison 1982-83 est beaucoup plus intéressante pour la Vieille Dame qui remporte la Coupe d'Italie 1983. La Juve vole alors de succès en succès.

Il remporte le championnat d'Italie en 1984 et 1986, la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1984, la Supercoupe d'Europe en 1984 la Coupe d'Europe des Clubs Champions en 1985, et la Coupe Intercontinentale en 1985. De 1984 à 1986, il termine également trois fois consécutivement meilleur buteur du championnat d'Italie. Il est reconnu comme le meilleur joueur européen en recevant à trois reprises le Ballon d'Or de 1983 à 1985.

La finale européenne de 1985, disputée au Heysel contre Liverpool aurait dû être le sommet de sa carrière avec la Juventus. Mais le drame du Heysel constitue sans conteste le plus pénible souvenir de sa carrière. Auteur du seul but de la rencontre, Michel Platini se retrouve au centre d'une polémique médiatique dans les jours qui suivent le drame, certains lui reprochant son manque de retenue dans la célébration de la victoire. Mais Platini se défendra en soutenant que tout comme l'ensemble des joueurs de la rencontre, il avait été laissé dans l'ignorance de l'ampleur du drame.

L'état de grâce de Platini en club se répercute également en sélection nationale. En 1984, il remporte le Championnat d'Europe des nations organisé en France en marquant neuf buts (trois du pied droit, trois du gauche, trois de la tête) en seulement cinq rencontres. Il débloque notamment la finale contre l'Espagne grâce à un coup franc qui trompe le portier espagnol Luis Arconada et offre ainsi à la France son premier titre majeur en football.

Mais affaibli par une pubalgie tenace, jouant sous infiltration, Michel Platini n'est pas véritablement en mesure de justifier sa réputation de meilleur joueur du monde à l'occasion de la Coupe du monde de football 1986 au Mexique. Il se montre pourtant décisif en plusieurs occasions, notamment contre l'Italie en huitième de finale (ouverture du score) et contre le Brésil en quart de finale (égalisation). Ce but inscrit le jour de son anniversaire restera le dernier de sa carrière chez les Bleus. Après une nouvelle élimination en demi-finale contre la RFA, Michel Platini doit se contenter de la troisième place finale (il ne disputa pas les petites finales des tournois 1982 et 1986).

Usé physiquement, Platini dispute une ultime saison à la Juventus avant de prendre sa retraite sportive en juin 1987. Participant en pointillé à la campagne (infructueuse) de qualification pour l'Euro 1988, Platini honore sa dernière sélection en bleu le 29 avril 1987 contre l'Islande. En équipe de France, de 1976 à 1987, il a marqué 41 buts en 72 sélections, ce qui reste le record chez les Bleus.


Platini depuis sa fin de carrière (1987-2007)

Organisation de la Coupe du Monde de Football 1998. De gauche à doite : Fernand Sastre, Lionel Jospin, Marie-George Buffet et Michel Platini.
© Service photographique du Premier ministreÀ peine plus d'un an après sa retraite en tant que joueur, il est nommé sélectionneur de l'équipe de France de football le 1er novembre 1988. Il remplace Henri Michel, poussé dehors suite à la mauvaise entame des Bleus dans les éliminatoires de la Coupe du Monde 1990. Mais l'arrivée de Platini ne change rien et la France est absente du Mondial italien. Il est alors temps de se concentrer sur les éliminatoires de l'Euro 1992, organisé en Suède. Les hommes de Platini se sortent avec brio de leur groupe de qualification en remportant leurs huit matchs (victoire notamment en Espagne et en Tchécoslovaquie) et, forts d'une série record de 19 matchs sans défaite, s'affirment parmi les favoris de la compétition. Mais une série médiocre de matchs amicaux préparatoires, puis surtout l'échec à l'Euro (élimination au premier tour, pas une seule victoire) le poussent à démissionner en juillet 1992.

Il est le dernier porteur de la flamme olympique aux Jeux Olympiques d'hiver d'Albertville en 1992.

Co-Président du comité d'organisation du Mondial 1998 avec Fernand Sastre, puis conseiller spécial du président de la FIFA après l'élection de Joseph Blatter en 1998, il devient vice-président de la FFF en Janvier 2001, et chargé depuis mars 2005 du département international.

Il était également consultant sur Canal+ lors des soirées de la Ligue des Champions.


Le dirigeant : Platini, président de l'UEFA (depuis 2007)
Membre du comité exécutif de l'UEFA et membre du Comité exécutif de la FIFA depuis avril 2002, il devient Président de l'UEFA le 26 janvier 2007 pour une durée de 4 ans. Il est élu à la majorité absolue au premier tour du scrutin du Congrès de Düsseldorf en Allemagne par les 52 fédérations membres de l'UEFA (1 fédération vaut 1 voix), avec 27 voix contre 23 (2 votes étant nuls). Son adversaire, le Suédois Lennart Johansson, 77 ans, était président de l'UEFA depuis 1990.


Son programme
Michel Platini a fondé son discours sur des vertus de solidarité et d’universalité avec notamment 5 points majeurs :

Légitimité : davantage de pouvoir au comité exécutif qui sera renforcé comme instance décisionnaire et qui s'ouvrira plus aux petites nations du football, trop souvent oubliées.
Solidarité : avec la continuation des programmes Hattrick et Top Executive destinés à aider les petites fédérations et une meilleure redistribution des recettes des grandes compétitions organisées par l'UEFA.
Universalité : un système de qualification au Championnat d'Europe des Nations (Euro) maintenu mais un projet d'élargissement du nombre d'équipes participantes passant de 16 à 24 (pour permettre à des pays d'avoir leur chance). Dans le cadre de l'aide aux plus petites nations, Michel Platini propose aussi de limiter à 3 le nombre de clubs par nation directement qualifiés pour la Ligue des Champions pour permettre à des nations rarement représentées d'avoir leur chance (projet largement critiqué par son adversaire du fait que c'est « un problème, une affaire de business » et que Platini prend trop en compte le football en oubliant le business ayant fait grandir l'UEFA).
Unité : avec l'élaboration d'une Charte européenne de football définissant et permettant de conserver les valeurs du football ainsi que le rapprochement entre les associations nationales, l'UEFA et la FIFA.
Lutte contre les fléaux du football : une volonté de combattre « le racisme, la xénophobie, les transactions financières douteuses, les paris clandestins, les dérives de la profession d'agent, le dopage ».

Le Football, une exception culturelle
Une fois élu, Michel Platini milite pour faire du football une exception culturelle protégée des règles économiques et des contraintes légales inhérentes à l'Union Européenne[1].


Palmarès (joueur)

Equipe de France
72 sélections en équipe de France A.
Capitaine à cinquante reprises, de 1979 à 1987.
Records du nombre de buts marqués en équipe de France avec 41 buts entre 1976 et 1987 (record d'autant plus remarquable qu'il jouait au milieu de terrain).
Demi-finaliste de la Coupe du Monde 1982 face à la RFA.
Champion d'Europe des Nations : 1984 (France A).
Meilleur buteur du Championnat d'Europe : 1984 avec 9 buts (France A).
Coupe intercontinentale des nations (trophée Artemio Franchi) : 1985 (France A).
Demi-finaliste de la Coupe du Monde 1986 face à la RFA.
a participé à la détention française du bâton de Nasazzi à 5 reprises entre 1977 et 1985, dont 3 en tant que capitaine de 1982 à 1985 (France A).

Clubs
Vainqueur de la Coupe des clubs champions européens : 1985 (Juventus).
Finaliste de la Coupe des clubs champions européens : 1983 (Juventus).
Vainqueur de la Coupe des Coupes : 1984 (Juventus) (1er Français à remporter cette épreuve).
Vainqueur de la Coupe intercontinentale : 1985 (Juventus).
Vainqueur de la Supercoupe d'Europe : 1984 (Juventus).
Champion de France : 1981 (Saint-Étienne).
Champion d'Italie : 1984 et 1986 (Juventus)
Vainqueur de la Coupe de France : 1978 (AS Nancy).
Finaliste de la Coupe de France : 1981 et 1982 (AS Saint-Étienne).
Vainqueur de la Coupe d'Italie : 1983 (Juventus).
Vainqueur du Mundialito des Clubs de la FIFA (Coppa Super Clubs) : 1983 (Juventus, à Milan).
Champion de France de D2 : 1975 (AS Nancy).
Meilleur buteur (capocanoniere) du championnat d'Italie : 1983, 1984 et 1985 (Juventus).
Meilleur buteur de la Ligue des Champions : 1985 avec 7 buts (Juventus).

Distinctions
Ballon d'or : 1983, 1984 et 1985.
Champion des champions français par L'Équipe : 1977 et 1984.
Onze d'or : 1983, 1984 et 1985.
Joueur français de l'année par France Football : 1976 et 1977.
Meilleur joueur du championnat d'Italie Guerin : 1984.
Meilleur joueur du Championnat d'Europe : 1984.
Meilleur joueur de la Coupe intercontinentale : 1985.
Meilleur joueur du Mundialito des clubs (Coppa Super Clubs) : 1983.
World Soccer awards : 1984 et 1985
Chevron awards : 1983 et 1985 (ratio buts/match)
Trophée d'argent du Centenaire de la League anglaise (meilleur joueur).
Entraîneur mondial de l'année World Soccer awards : 1991
Entraîneur européen de l'année El Pais : 1991.
Prix Artémio Franchi : 2003.
Nommé au FIFA 100 (Liste des meilleurs joueurs vivants de tous les temps).
Légion d'honneur (le 29 avril 1985).

Sélections et statistiques
1 sélection en équipe FIFA: il bat le champion du monde argentin le 25 juin 1979 à Buenos Aires (avec le jeune Diego Maradona)
1 sélection dans l'équipe d'Europe en 1982 (face à l'équipe FIFA)
72 sélections en équipe de France A (capitaine à cinquante reprises, de 1979 à 1987), pour 41 buts entre 1976 et 1987 (record d'autant plus remarquable qu'il jouait au milieu de terrain)
104 buts toutes compétitions confondues avec la Juventus
28 buts en coupes d'Europe de clubs
52 matchs de coupes d'Europe de clubs
Sélection du siècle FIFA 1998
Joueur du siècle de la Juventus FC
Joueur français du siècle L'Équipe 2000
6e footballeur du siècle Football Family FIFA 2000
8e footballeur du siècle Placar 2001
Elu footballeur français du siècle par France Football en 1999.
Elu meilleur joueur de toute l'histoire des bleus par France Football en 2004.

Carrière (dirigeant)
Vice-président de l'AS Nancy-Lorraine
Co-président d'organisation d'une Coupe du monde
Vice-président de la FFF
Conseiller de la présidence FIFA
Membre du Comité exécutif de la FIFA
Membre du Comité exécutif de l'UEFA
Président de l'UEFA (élu par 27 voix contre 23 au président sortant Lennart Johansson)

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DOMINIQUE ROCHETEAU

Dominique Rocheteau est un ancien footballeur français né le 14 janvier 1955 à Étaules (1.76m, 68 kg). Il évoluait au poste d'attaquant ou d'ailier droit.


Biographie

Carrière de joueur
La carrière de Dominique Rocheteau est indissociable de l'AS St-Etienne. Arrivé dans le Forez à l'âge de 17 ans, il participe à la domination des Stéphanois sur le football français et aux épopées européennes des Verts, alors l'équipe la plus populaire de l'hexagone. Ses dribbles élégants sur l'aile droite, conjugués à sa longue chevelure bouclée lui valent rapidement le surnom (qu'il déteste) de L'Ange Vert. Avec Saint-Etienne, Rocheteau passe proche de l'exploit en atteignant la finale de la Coupe d'Europe des clubs champions 1976 contre le Bayern Munich, après avoir marqué le but décisif en quart de finale contre l'un des grands favoris de la compétition, le Dynamo de Kiev (défaite 2 à 0 au match aller, victoire 3 à 0 après prolongation au match retour). Blessé, Rocheteau ne jouera malheureusement que les sept dernières minutes de la finale contre Munich et ne pourra éviter la défaite des siens.

Tandis que l'AS Saint-Etienne, gavée de succès durant tant d'années, amorce son lent déclin, Rocheteau connaît également une brillante carrière avec l'équipe de France, en plein renouveau sous l'impulsion de Michel Hidalgo et d'une nouvelle génération de joueurs emmenée notamment par Michel Platini. Il participe ainsi à la Coupe du monde de football 1978 disputée en Argentine. Cette compétition est l'occasion pour Rocheteau d'afficher une véritable conscience politique, chose plutôt rare dans le milieu du football, en exprimant ouvertement ses réticences quant au fait de disputer une compétition sportive dans un pays alors sous le joug d'une dictature militaire. Conscience qu'il saura mettre sous le boisseau quand il s'agira de jouer dans les dictatures du bloc communiste...

En 1980, Rocheteau quitte l'AS Saint-Etienne et son poste d'aillier droit pour rejoindre l'ambitieux club du Paris Saint-Germain, où il occupe une position d'avant centre atypique, très mobile, peu enclin à jouer dos au but et en pivot, préférant user de son arme la plus efficace, le dribble, pour semer la panique dans les défenses adverses. Il remporte deux nouvelles Coupe de France en 1982 et 1983, puis un championnat en 1986. Parallèlement, au sein d'une équipe de France arrivée à maturité, il dispute deux demi-finales de Coupe du monde (en 1982 puis 1986, son meilleur mondial, à l'issue duquel il termine meilleur passeur de l'équipe de France avec quatre réalisations pour quatre matchs joués) et remporte l'Euro 1984.

Après une dernière saison délicate avec le PSG, et tandis qu'il met un terme à sa carrière internationale, il rejoint les rangs du Toulouse Football Club pour deux saisons, puis raccroche définitivement les crampons après une ultime rencontre contre le Racing Club de Paris au sein duquel son vieux complice de l'équipe de France, Maxime Bossis, joue lui aussi son dernier match de professionnel. Fait remarquable, Rocheteau termine sa carrière avec seulement deux cartons jaunes qui l'obsèdent encore !


Reconversion
Reconverti un temps dans la fonction contre nature pour lui d'agent de joueur, il est actuellement Président de la Commission d'éthique de la FFF.

Dominique Rocheteau s'est également un temps laissé tenter par le cinéma. On a pu ainsi le voir tenir un rôle important dans le film Le Garçu de Maurice Pialat où il partageait notamment l'affiche avec Gérard Depardieu. Il a aussi fait récemment publier son ouvrage "On m'appelait l'ange vert...", aux éditions Le cherche midi, en avril 2005.

Dominique Rocheteau a créé le centre de stages de football Footatlantic, à Royan où il y encadre des jeunes de 8 à 16 ans à Pâques et l'été. Il leur inculque la pratique du football et ses valeurs essentielles , pour les faire progresser sur le terrain mais aussi en dehors.


Carrière
Étaules (France).
La Rochelle (France).
1972-80 : St-Etienne (France).
1980-87 : Paris SG (France).
1987-89 : Toulouse FC (France).( 11 buts )

Palmarès
1 sélection dans l'équipe FIFA, en 1986 face aux Amériques, pour l'UNICEF

Equipes de France
49 sélections et 15 buts en équipe de France A entre 1975 et 1986.
Vainqueur de l'Euro 1984 avec l'équipe de France A.
Vainqueur de la Coupe Intercontinentale 1985 avec l'équipe de France A.
Demi-finaliste des Coupes du monde 1982 et 1986 - France A.
Finaliste des Jeux Méditerranéens en 1975 (amateurs).

Clubs
Finaliste de la Coupe d'Europe des Clubs Champions 1976 avec St-Étienne.
418 matchs de championnat disputés.
Champion de France 1974, 1975 et 1976 avec St-Étienne
Champion de France 1986 avec le PSG
Vainqueur de la Coupe de France 1977 avec St-Étienne
Vainqueur de la Coupe de France 1982 et 1983 avec le PSG
(Divers saisonnier: tournoi international de Paris (1981, 1984 et 1986 - PSG), et international de Troyes (1980 - PSG).)

Distinction personnelle
Onze de bronze : 1976.
Deuxième meilleur buteur du championnat de France 1986 avec 19 buts.
Quatrième meilleur buteur du championnat de France 1979 avec 21 buts.
Meilleur buteur de toute l'histoire du Paris Saint-Germain : 100 buts (toutes compétitions confondues).

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PostPosted: 10/07/2007 17:34:23    Post subject: Portrait d'anciens joueurs de l'A.S.S.E Reply with quote

Patrick Battiston

Patrick Battiston, né le 12 mars 1957 à Amnéville, est un ancien footballeur international français.



Biographie
Ce défenseur droitier et libéro de 1,82m pour 77kg, formé au FC Metz, se révèle à l'AS Saint-Etienne avant de devenir le pilier de l'équipe des Girondins de Bordeaux grand champion des années 1980. Il achève sa carrière à l'AS Monaco puis Bordeaux. Il participe à l'épopée de l'équipe de France et compte 56 sélections (de 1977 -à 20 ans- à 1986) et 3 buts. Il est notamment présent lors des coupes du monde de 1978, 1982 et de 1986 et lors de la victoire des bleus au championnat d'Europe de football 1984.

On se souvient de lui en particulier lors de la deuxième mi-temps de la fameuse demi-finale de Séville en Coupe du Monde 1982 face à l'Allemagne lorsqu'il se présente seul, face au gardien de l'équipe allemande, Harald « Toni » Schumacher, qui le percute violemment. Il est sorti inanimé sur une civière.

Il est actuellement responsable de l'équipe réserve aux Girondins de Bordeaux, entraineur de la CFA et responsable du centre de formation.

Carrière

en tant que joueur
1966-1973: Talange
1973-1980: FC Metz
1980-1983: AS Saint-Étienne
1983-1987: Girondins de Bordeaux
1987-1989: AS Monaco
1989-1991: Girondins de Bordeaux

en tant qu'entraîneur
1991-1995: Directeur Sportif du FC Bordeaux
1995-1996: Directeur du Marketing et de la Communication du FC Bordeaux
1996-1998: Directeur sportif des jeunes du FC Bordeaux
Actuellement : Entraîneur de l'équipe de CFA du FC Bordeaux

Palmarès

Club
Champion de France D1 : 1981, 1984, 1985, 1987, 1988
Vainqueur de la Coupe de France : 1986, 1987
Demi-finaliste de la C1 en 1985
Demi-finaliste de la C2 en 1987

Sélection
Champion d'Europe 1984
Demi-finaliste (3ème et 4ème) des coupes du monde de 1982 et de 1986
Quart de finaliste aux Jeux Olympiques de Montréal en 1976
56 sélections en équipe de France, 3 buts.

Patrick Battiston est de la race des seigneurs. Solide défenseur, élégant balle au pied, précis et ayant horreur du geste inutile, il a contribué, par sa présence, à sécuriser l'arrière-garde stéphanoise permettant à l'ASSE d'obtenir son dixième titre de champion de France, synonyme d'étoile sur le maillot vert.
Actuellement, entraineur de l'équipe de CFA de Bordeaux.

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Jean Castaneda

Jean Castaneda, né le 20 mars 1957 à Saint-Etienne, est un ancien gardien de but international français de football.

C'est à l'AS Saint-Étienne que Jean Castaneda a débuté sa carrière professionnelle comme gardien de but. Formé par le célebre Ivan Curkovic, il y a fait l'essentiel de sa carrière. Pendant les années fastes des Verts (1974-76), Castaneda est le numéro trois dans le but stéphanois derrière Curkovic et Esad Dugalic. Il est toutefois sur le banc lors de la célèbre finale de la Coupe des Champions 1976 contre le Bayern de Munich (0-1) à la faveur d'une blessure de Dugalic.

Au début de la saison 1980-81, Castaneda est titularisé suite à la baisse de forme de Curkovic. Son ascension est météorique, aidée en partie par le manque de gardiens de classe internationale en France à l'époque... et par la pression des médias qui voient en lui le grand portier qui fait défaut aux Bleus. Son style félin et ses origines espagnoles lui valent le surnom d'El Gato (le chat). Castaneda débute en équipe nationale le 18 février 1981 face à l'Espagne en amical (0-1 sur penalty) puis fait concurrence à Dominique Baratelli et Dominique Dropsy dans le but tricolore sans véritablement s'imposer, démontrant notamment de criantes faiblesses sur les balles aériennes (malgré ses 1,91 m...) qui coûtent à la France deux buts et une défaite évitable (2-3) en Irlande en éliminatoires de la Coupe du Monde 1982. La qualification obtenue, Castaneda fait partie des 22 sélectionnés pour le Mundial en Espagne mais se voit préférer à la surprise générale un Jean-Luc Ettori qui s'avérera lui aussi peu inspiré. Castaneda ne disputera qu'un seul match de la formidable aventure des Bleus, celui pour la troisième place face à la Pologne... au cours duquel il commet deux lourdes erreurs qui valent aux Tricolores une nouvelle défaite évitable (2-3). Le célèbre attaquant anglais Stanley Matthews, commentant la rencontre pour une chaîne de télévision canadienne, aura ce mot impitoyable : « Jusqu'à présent, je me demandais pourquoi [le sélectionneur national] Michel Hidalgo faisait jouer Ettori. Après avoir vu jouer Castaneda, je connais la réponse à cette question. »

Avec la montée en puissance de Jean-Pierre Tempet et surtout Joël Bats, la carrière internationale de Castaneda s'achève sur une ultime sélection face à la Hongrie (1-0, amical) en octobre 1982. En club, Castaneda reste fidèle à ses couleurs, connaissant la descente des Verts en Division 2 puis la remontée avant de partir à l'intersaison 1989 pour l'Olympique de Marseille de Bernard Tapie, à l'époque la force dominante du football français. Il y effectura une dernière saison comme doublure de Gaëtan Huard avant de prendre en main l'entraînement des gardiens, puis la responsabilité du centre de formation, avant de devenir entraîneur adjoint. Il rejoint en 1997 le club d'Istres comme entraîneur puis directeur sportif jusqu'en décembre 2001. Ensuite, Castaneda entraîne le club qatari d'Al Rayyan d'août 2002 à décembre 2004. Depuis octobre 2005, il entraîne le club d'Endoume en CFA, la quatrième division nationale.


Carrière
1977-1989 : AS Saint-Étienne
1989-1990 : Olympique de Marseille

Palmarès
Champion de France 1981 avec Saint-Étienne, 1990 avec l'Olympique de Marseille.
Finaliste de la Coupe de France 1981, 1982 avec Saint-Étienne
9 sélections en équipe de France de football de février 1981 à octobre 1982.
Membre de l'Équipe de France de football à la coupe du monde 1982.

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Hervé Revelli
Cet article est une ébauche à compléter

Hervé Revelli (né le 5 mai 1946 à Verdun ) est un ancien joueur de football français. Il évoluait au poste d'attaquant. International français.Hervé Revelli

Equipe nationale : France
Clubs : AS Saint-Etienne (deux fois), OGC Nice

Cet avant-centre de l'équipe de France a été sélectionné à 30 reprises et possède des statistiques de buteur honorables, même s'il a joué lors d'une période infructueuse pour Les Bleus. Guère imposant d'un point de vue physique, Revelli était néanmoins l'un des meilleurs buteurs du championnat de France. Adversaire acharné, il possédait également une technique sans faille. Excellent avec le ballon et malin face aux buts, Revelli n'était pas un joueur individuel, il essayait constamment d'impliquer ses coéquipiers. Il a commencé sa carrière internationale à l'âge de 20 ans, directement après la performance décevante de la France lors de la Coupe du Monde de la FIFA 1966, et alors même qu'il était en train de s'établir en équipe première, à Saint-Etienne. Titulaire de l'équipe de France dans laquelle se trouvait également son frère, Patrick, Revelli inscrivait pour son pays pratiquement un but tous les deux matches, réalisant notamment un coup du chapeau contre la Norvège et décrochant une sélection en CONCACAF. Sur le plan national, Revelli a remporté sept titres de championnat de France avec Saint-Etienne, et a également été cinq fois vainqueur de la Coupe de France. Il est apparu aux côtés des Stéphanois lors de la finale de la Coupe des clubs champions européens 1975/76, perdue 1-0 face au FC Bayern München. Il a terminé deux fois Meilleur buteur de France au cours de la saison 1966/67 avec 31 buts et en 1969/70 avec 28 buts.



Carrière
jusqu'en 1966 : Gardanne
1966-1971 : Saint-Étienne France
1971-1973 : OGC Nice France
1973-1977 : Saint-Étienne France
1977-1978 : OGC Nice France
1978-1979 : CS Chênois (Suisse)
1982 : La Berrichonne de Châteauroux

Palmarès
Finaliste de la Ligue des Champions : 1976 (Saint-Étienne).
Champion de France à 7 reprises : 1967, 1968, 1969, 1970, 1974, 1975 et 1976 (Saint-Étienne - record avec Jean-Michel Larqué).
Vainqueur de la Coupe de France : 1968, 1970, 1975 et 1977 (Saint-Étienne).
Trophée des Champions : 1967 et 1969 (Saint-Étienne).
Meilleur buteur du Championnat de France : 1967 et 1970 (Saint-Étienne).
216 buts en championnat de division I, de 1965 à 1978
30 sélections en équipe de France de 1966 à 1975 (15 buts).

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PostPosted: 10/07/2007 17:39:39    Post subject: Portrait d'anciens joueurs de l'A.S.S.E Reply with quote

Patrick Revelli

Patrick Revelli, né le 22 juin 1951 à Mimet, est un ancien footballeur français. Vainqueur de la coupe gambardella en 1970, le "gaulois" comme on le surnommait à cause de ses imposantes moustaches, fut l'un des fers de lance de l'as saint etienne. Attaquant vif et malin, il joua sur tout le front de l'attaque au gré des blessures et méformes des autres attaquants. Jeune frère d'Hervé, il s'entendait bien avec son frère avant-centre remiseur d'exception. Patrick Revelli reste dans les mémoires pour, après être entré en jeu à la place de Sarramagna, offrir la balle de but à Rocheteau pendant les prolongations contre Kiev, après un superbe numéro de débordement. A l'arrivée des "stars" à l'ASSE, il trouva refuge à Sochaux où il retrouva une seconde jeunesse, emmenant son club jusqu'au demi final de la coupe UEFA. Il connu qu'occasionnellement l'équipe de France, à une époque où elle était particulièrement moribonde. A été entraîneur de Feurs (Loire, DH) et est maintenant responsable commercial de l'ASSE. A également travaillé pour Adidas.


Palmarès
5 sélections en équipe de France, 1 but marqué
101 buts marqués en championnat de France
Finaliste de la coupe d'Europe des clubs champions en 1976 avec Saint-Étienne
Champion de France : 1970, 1974, 1975, 1976 avec Saint-Étienne
Vainqueur de la Coupe de France : 1974, 1975, 1977 avec Saint-Étienne
Finaliste de la Coupe des Alpes : 1981 avec Sochaux
Finaliste du Tournoi des As international : 1980 avec Sochaux (à Strasbourg)
Demi-finaliste de la Coupe UEFA : 1981 avec Sochaux

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Ivan Ćurković

Ivan Ćurković,(1.79m,71kg) né le 15 mars 1944 à Mostar en Yougoslavie (sur le territoire actuel de la Bosnie-Herzégovine, mais il est Serbe), est un ancien gardien de but international de football. Il est président du Partizan de Belgrade, club de football serbe, ainsi que du Comité National Olympique de la Serbie-Monténégro.

Après un brillant début de carrière en Yougoslavie qui le voit appelé en sélection nationale, Ćurković rejoint en 1972 l'AS Saint-Étienne, alors la meilleure équipe française. Pour l'anecdote, lors de son premier match avec les verts en amical, il prend 4 buts ce qui fera dire au président Rocher à Garronaire qui l'avait recruté : "C'est ça Curkovic ?". L'inquiètude ne sera pas longue. Gardien de classe mondiale, constant et très complet, bourreau d'entraînement, il est le chef d'une défense de fer qui contribuera pour beaucoup aux succès nationaux et européens des Verts dans les années 70. On se souvient en particulier de la demi-finale retour de la Coupe des Champions 1976 face au PSV Eindhoven, lors de laquelle il réalise une dizaine d'arrêts de grande classe qui préservent le 0-0 et qualifient Saint-Étienne pour la finale.

Malgré son grand talent, Ćurković ne connaîtra pas le même succès en équipe nationale qu'en club. La Yougoslavie dispose en effet dans les années 70 d'une génération exceptionnelle de gardiens de but, et Ćurković se voit « barré » par les Ilja Pantelic, Enver Marić, ou autres Ognjen Petrovic qui lui sont encore supérieurs. Signe de cette concurrence féroce, Ćurković ne figure pas dans les listes des 22 joueurs sélectionnés pour les grands tournois (Coupe du monde de football 1974 et Euro 76) auxquels participe la Yougoslavie durant sa carrière. Notons qu'il fit venir de 1974 à 1979 un gardien yougoslave comme lui comme remplaçant des Verts, le fidèle Esad Dugalic qui ne joua qu'une rencontre.

À trente-six ans et après un début de saison 1980-81 en demi-teinte, Ćurković cède sa place lors de la 4e journée après une défaite à Bastia à Jean Castaneda, qu'il a formé et qui atteindra vite le niveau international. Il met un terme à sa carrière professionnelle à la fin de la saison et quitte le club suite à une rivalité avec Robert Herbin. Pourtant Roger Rocher voulait en faire son successeur. En 1982, il s'occupera des gardiens de l'équipe de France lors de la coupe du monde. Faisant preuve des mêmes qualités d'organisateur en affaires (entre autres le négoce des diamants) que sur le terrain, il réussit parfaitement sa reconversion sans pour autant couper les ponts avec le monde du football. En 2001, il assure même un bref intérim à la tête de l'équipe nationale de Serbie-Monténégro avant de prendre ses fonctions actuelles au Partizan de Belgrade et au Comité National Olympique serbo-monténégrin. Il est également Consul des Seychelles à Belgrade.


M. Ivan CURKOVIC, président du club de football des "Partisans de Belgrade", a reçu mercredi 5 octobre des mains de Michel PLATINI la légion d'honneur.

La cérémonie, qui s'est déroulée au palais de la présidence serbe, en présidence de M. TADIC, a été suivie d'une réception à l'ambassade de France, à laquelle étaient conviés les précédents décorés serbes de la légion d'honneur ainsi que les représentants et anciens coéquipiers de M. CURKOVIC à l'AS Saint-Etienne.

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PostPosted: 10/07/2007 17:42:29    Post subject: Portrait d'anciens joueurs de l'A.S.S.E Reply with quote

Robert Herbin

Robert Herbin (né le 30 mars 1939) à Paris est un ancien joueur professionnel et entraîneur de football.

Formé au Cavigal de Nice, Herbin passe inexplicablement au travers des mailles du système de recrutement du grand club local, l'OGC Nice, à l'époque l'une des meilleures équipes françaises. Il prend en 1957 la direction de l'AS Saint-Étienne où il s'affirme vite comme l'un des grands espoirs du football français. Demi défensif athlétique et intransigeant, doué d'une détente et d'une frappe de balle exceptionnelles, Herbin s'épanouit dans le système 4-2-4 en vogue au début des années 60 et s'impose assez rapidement en équipe de France (4e du championnat d'Europe dès 1960), participant notamment à la Coupe du Monde 1966 en Angleterre. Il est l'un des piliers de la première génération du grand Saint-Étienne, quadruple champion de France consécutif de 1967 à 1970. Lors de la saison 1969-70, l'entraîneur des Verts Albert Batteux déplace Herbin au poste d'arrière central aux côtés de Bernard Bosquier. L'association fait merveille et Herbin continuera à ce poste durant toute sa carrière, même si l'émergence de la « garde noire » (Marius Trésor et Jean-Pierre Adams) lui barre le chemin de l'équipe de France.

Suite à la démission d'Albert Batteux en 1972, Herbin se retrouve à 33 ans l'un des plus jeunes entraîneurs de France. S'appuyant sur un centre de formation sans égal à l'époque, il intègre une ribambelle de jeunes (Janvion, Lopez, Bathenay, Santini, Synaeghel, et surtout Rocheteau) aux cadres des Verts et bâtit l'une des toutes meilleures équipes d'Europe, n'échouant en finale de la Coupe des Champions 1976 face au Bayern Munich (0-1) que par la faute des tristement célèbres poteaux carrés du Hampden Park de Glasgow. Sous sa férule et après l'arrivée au club de Michel Platini à l'été 1979, les Verts restent au sommet du football français jusqu'en 1981, année de leur dernier titre de champion à ce jour.

L'affaire de la « caisse noire » durant la saison 1982-83 voit Herbin prendre le parti du président stéphanois Roger Rocher pendant la grave lutte pour le pouvoir qui secoue l'ASSE. Rocher évincé, Herbin doit quitter son club de toujours et est immédiatement engagé, ô ironie, par le rival régional lyonnais alors à l'agonie. Malgré de réels progrès en trois mois seulement, Herbin ne peut éviter la relégation en Division 2. Il quitte alors Lyon pour Valence, en Division 3, avant de faire son grand retour à Saint-Étienne en 1987. La période faste des Verts est toutefois bien révolue et les titres ne reviennent pas, ce qui conduit Herbin à quitter l'ASSE en 1990. Il occupe par la suite plusieurs autres postes d'entraîneur (entre autres en Arabie saoudite ou au Red Star) avant d'intégrer la Fédération Française de Football où il siège actuellement au Conseil Fédéral.


Anecdote
Robert Herbin est le seul entraîneur de la période moderne du football français à avoir marqué un but pour son équipe en Division 1. Lors de la dernière journée de la saison 1974-75, trois ans après l'arrêt de sa carrière de joueur mais à 36 ans seulement, Herbin s'offrit le luxe de disputer un match sans véritable enjeu (les Verts étant déjà mathématiquement champions) à domicile face à Troyes en tant qu'arrière central. Il y inscrivit sur penalty le dernier des 5 buts stéphanois.

Surnommé "le Sphinx" car il n'aimait pas s'exprimer ou le faisait contraint et forcé et avec parcimonie.


Palmarès
Joueur:

Champion de France 1964, 1967, 1968, 1969 et 1970 avec l'AS Saint-Étienne
Vainqueur de la Coupe de France 1962, 1968, et 1970 avec l'AS Saint-Étienne
23 sélections en équipe de France de 1960 à 1968 (3 buts)
Entraîneur:

Champion de France 1974, 1975, 1976, et 1981 avec l'AS Saint-Étienne
Vainqueur de la Coupe de France 1974, 1975, et 1977 avec l'AS Saint-Étienne
Finaliste de la Coupe des Champions en 1976 avec l'AS Saint-Étienne

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Yves Triantafilos

Cet article est une ébauche à compléter

Yves Triantafilos est un ancien footballeur français né le 27 octobre 1948 à Montbrison. Il se fit connaître comme avant-centre de l'AS Saint-Étienne, où il se fit remarquer pour sa frappe de balle et son jeu de tête.

Il participa à la victoire historique des stéphanois contre Hajduk Split le 6 novembre 1974, qui, battus 4-1 au match aller, se qualifièrent 5-1 au match retour, grâce à l'un de ses coups francs. Ce match est traditionnellement considéré comme le point de départ de la formidable aventure des verts qui les conduira en finale de la coupe d'Europe à Glasgow.

Il a été sélectionné une fois en équipe de France en 1975 à l'occasion d'un match amical contre la Hongrie remporté 2-0 par la France.

Il a été meilleur buteur de Division 2 en 1971 avec Boulogne.

Il fut l'un des Premiers footballeurs français expatriés, à une époque ou la pratique n'était pas si courante.


Palmarès
Champion de France : 1967, 1975, 1976, 1977
Champion de Grèce : 1973, 1974
Coupe de Grèce : 1973
Demi-finaliste de la Coupe d'Europe des Clubs champions en 1975

Clubs successifs
1966-1968 : AS Saint-Étienne
1968-1969 : Bataillon Joinville (Division 2)
1969-1971 : Union Sportive Boulonnaise (Division 2)
1971-1974 : Olympiakos Le Pirée ( Grèce )
1974-1975 : AS Saint-Étienne
1975-1977 : FC Nantes
1977-1978 : FC Rouen

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Johnny Rep

Nicholaas ("Johnny") Rep était un joueur de football professionnel de 1972 à 1983 né le 25 novembre 1951 à Zaandam (Pays-Bas). Il mesure 1,80 m pour 74 kg.


Clubs

Carrière
1972-1975 : Ajax Amsterdam Pays-Bas
1975-1977 : Valence CF Espagne
1977-1979 : SC Bastia France
1979-1983 : AS Saint-Étienne France

Palmarès
Deux fois finaliste de la Coupe du monde avec les Pays-Bas, en 1974 contre la RFA (1-2), en 1978 contre l'Argentine (1-3).
Vainqueur de la Coupe d'Europe des clubs champions avec Ajax en 1973 (auteur du but vainqueur).
Vainqueur de la Coupe intercontinentale avec Ajax en 1972 (2 buts en finale).
Deux fois vainqueur de la Supercoupe d'Europe avec Ajax, en 1972 (1 but en finale) et 1973 (1 but en finale).
Finaliste de la Coupe UEFA avec Bastia en 1978 contre le PSV Eindhoven 0-0 et 0-3.
Champion de France avec Saint-Étienne en 1981 (32 matches 14 buts).
Deux fois finaliste de la Coupe de France avec Saint-Étienne, en 1981 contre Bastia (1-2), en 1982 contre Paris-SG (2-2 ap/5 tab à 6).
« Meilleur joueur étranger de France » avec Bastia en 1978 (vote France Football).
42 sélections, 12 buts de 1973 à 1981 avec les Pays-Bas.

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PostPosted: 10/07/2007 17:49:52    Post subject: Portrait d'anciens joueurs de l'A.S.S.E Reply with quote

Jacques Santini

Jacques Santini est un entraîneur de football et ancien joueur français de football né le 25 avril 1952 à Delle (Territoire de Belfort). Il fut sélectionneur des « Bleus », l'équipe de France A, du 21 août 2002 au 25 juin 2004.


Biographie
Joueur professionnel, Jacques Santini a effectué quasiment toute sa carrière à l'AS Saint-Étienne dont il a porté les couleurs entre 1969 et 1981. Santini a ainsi connu les grandes heures des Verts avec lesquels il a remporté quatre championnats de France, deux Coupes de France et participé à la finale de la Coupe d'Europe des Champions en 1976. Il restera l'auteur du fameux coup de tête sur les "poteaux carrés" (en fait la barre transversale) du stade d'Hampden Park à Glasgow. Il a terminé sa carrière professionnelle au Montpellier La Paillade.

Après avoir entamé une reconversion comme entraîneur-joueur avec le club amateur du CA Lisieux en division 3 de 1983 à 1985, il a entraîné ensuite en première division : le Toulouse FC, le Lille OSC, l'AS Saint-Étienne et le FC Sochaux qu'il rejoint en cours de saison en décembre 1994.

Après une saison sans club, il est nommé directeur technique de l'Olympique lyonnais à partir de 1997, club dont il devient l'entraîneur de 2000 à 2002. C'est avec l'Olympique lyonnais qu'il entame son palmarès d'entraîneur : une Coupe de la Ligue en 2001 et le titre de champion de France en 2002. En juin 2002, son contrat d'entraîneur s'achève sans qu'il n'en ait demandé le renouvellement, et il reprend son poste de directeur technique du club lyonnais, ayant pris part à la désignation de son successeur sur le banc, Paul Le Guen.

Mais à peine quelques semaines plus tard, après l'échec des Bleus lors de la Coupe du monde de football 2002 en Asie, il est appelé en août 2002 comme sélectionneur de l'équipe de France de football. Il parvient à emporter la Coupe des Confédérations en 2003 et qualifie facilement dans un groupe éliminatoire extrêmement faible (Chypre, Malte, Israel et Slovénie) les Bleus pour la phase finale de l'Euro 2004 au Portugal. Fort de ce bilan, il souhaite obtenir une prolongation de son contrat au-delà de l'Euro tandis que la fédération souhaite attendre les résultats de l'équipe de France au Portugal avant de renouveler sa confiance à son sélectionneur. Santini prend alors son monde de vitesse en annonçant quelques jours avant le début de l'Euro sa signature dans le club anglais de Tottenham Hotspur pour la saison 2004-2005. À l'Euro, les Bleus de Santini ne brilleront guère. Après un premier tour laborieux, ils se font éliminer en quart de finale par la Grèce.

Comme annoncé, il rejoint alors aussitôt Tottenham. Mais l'aventure anglaise sera brève. Il démissionne de son poste après seulement cinq mois et 13 matches à la tête de l'équipe suite à des problèmes internes au club liés à l'organigramme des Spurs.

Le 8 juin 2005 il remplace Guy Roux au poste d'entraîneur de l'AJ Auxerre. Après une saison acceptable, il annonce son départ dès le 17 mai 2006.

Jacques Santini est souvent décrit par les journalistes sportifs comme un « mystère ». En effet, plus encore que ses prédécesseurs Aimé Jacquet et Roger Lemerre, Jacques Santini est rétif à parler aux journalistes et parvient à éluder les questions. Les Guignols de l'info ont caricaturé ce trait en en faisant une personne franche mais qui parle très lentement.


Carrière joueur
1964-1969 : Fesches (jeunes)
1969-1981 : AS Saint-Étienne
1981-1983 : Montpellier
1983-1985 : CA Lisieux (entraîneur-joueur)

Carrière entraîneur
1983-1985 : CA Lisieux (entraîneur-joueur) France
1985-1989 : Toulouse FC France
1989-1992 : Lille OSC France
1992-1994 : AS Saint-Etienne France
déc. 1994-1995 : FC Sochaux France
1995-1997 : Entraîneur à la Direction technique nationale
1997-2000 : Olympique lyonnais (directeur technique) France
2000-2002 : Olympique lyonnais (entraîneur) France
2002-2004 : Équipe de France A
2004-nov.2004 : Tottenham Hotspur Angleterre
juin 2005 juin 2006: AJ Auxerre France

Palmarès joueur
Champion de France 1974, 1975, 1976 et 1981 avec l'ASSE
Vainqueur de la Coupe de France 1975 et 1977 avec l'ASSE
Finaliste de la Coupe de France 1981 avec l'ASSE
Finaliste de la Coupe d'Europe des clubs champions 1976 avec l'ASSE

Palmarès entraîneur
Vainqueur de la Coupe des Confédérations 2003 avec l'équipe de France A
Champion de France 2002 avec Lyon
Vainqueur de la Coupe de la Ligue 2001 avec Lyon
Vainqueur du SSC Naples de Diego Maradona avec le Toulouse FC en 1986 (au 1er tour de la Coupe UEFA)

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Aimé Jacquet


Aimé Jacquet le 5 juin 2005Aimé Jacquet, né le 27 novembre 1941 à Sail-sous-Couzan (Loire) était le sélectionneur de l'équipe de France de football qui fut sacrée championne du monde le 12 juillet 1998 en France.



Biographie

Joueur de devoir
Joueur amateur dans le petit club de l'US Couzan, Aimé Jacquet gagne sa vie en travaillant à l'usine. Repéré par Saint-Étienne, il rejoint les Verts en 1959 et signe son premier contrat professionnel en 1961. Au sein du plus grand club français de l'époque, il se forge un impressionnant palmarès en remportant 5 titres de champion de France et 3 Coupes de France. Il connaît aussi les joies de l'Équipe de France. Mais avec seulement deux sélections, à une période où les Bleus ne brillent pas, la carrière internationale de ce milieu défensif de devoir est loin de marquer les esprits. En 1973, Jacquet part terminer sa carrière de joueur chez le grand rival lyonnais.


Sélectionneur « provisoire »
Reconverti en tant qu'entraîneur, il dirige l'Olympique lyonnais puis la grande équipe des Girondins de Bordeaux tout au long des années 80. Il remporte notamment avec les girondins 3 titres de champion de France, 2 coupes de France, et atteint en 1985 les demi-finales de la coupe des champions. Limogé par le président Claude Bez en 1989, il part ensuite entraîner des formations plus modestes telles que Montpellier ou encore l'AS Nancy-Lorraine.

En 1991, il rejoint la Direction Technique Nationale du football français. En 1992, il devient ainsi l'adjoint du sélectionneur Gérard Houllier. Suite au fiasco des éliminatoires de la Coupe du monde de football 1994 (double défaite contre Israël et la Bulgarie) à l'automne 1993, Aimé Jacquet est nommé sélectionneur de l'Équipe de France, mais seulement à titre provisoire selon les termes de l'époque. Une première série prometteuse de matchs amicaux (notamment une victoire contre l'Italie à Naples en février 1994) lui permet d'asseoir sa légitimité et de travailler sur le long terme. Il réussit son premier objectif en qualifiant l'Équipe de France pour le Championnat d'Europe de football 1996. Au cours de cette laborieuse phase de qualification, marquée par une étonnante série de 0-0, il écarte progressivement quelques joueurs prestigieux (Jean-Pierre Papin, Eric Cantona, David Ginola) et commence à façonner l'équipe à son image en s'appuyant sur quelques joueurs clés tels que Didier Deschamps (à qui il confie le capitanat peu avant l'Euro 1996), et Laurent Blanc qui seront ses deux principaux relais au sein du groupe. Même si ses choix à l'entame de l'Euro 1996 ont provoqué quelques grincements de dents et que la qualité du jeu pratiqué par les Bleus laisse parfois à désirer, le bilan correct de l'Équipe de France en Angleterre (élimination en demi-finale) permet à Jacquet de conserver un certain soutien médiatique et populaire.


Du doute à la victoire
C'est dans les mois qui suivent l'Euro que les choses se gâtent pour Jacquet. Les matchs de préparation pour la Coupe du Monde s'enchaînent et l'Équipe de France peine à offrir un visage séduisant. Adepte d'un schéma tactique très défensif (voire « frileux » selon ses détracteurs), n'arrivant pas à créer une véritable animation offensive, Jacquet agace et inquiète. La presse spécialisée (notamment le quotidien L'Équipe) ainsi que la presse généraliste commencent à critiquer le sélectionneur national avec virulence. Jacquet se voit ainsi qualifié de laborieux du ballon rond, de tue l'amour du rond central, de tacticien fruste, parfois paléolithique.

Au Tournoi de France organisé en juin 1997, des quatre sélections nationales invitées (étaient également présents le Brésil, l'Italie et l'Angleterre), la France est celle qui pratique le jeu le moins abouti. Dans les travées des stades, des Jacquet démission ! commencent à retentir.

La défiance médiatique envers Jacquet atteint son point culminant en mai 1998 lorsque, au lieu d'une liste de 22 joueurs destinés à jouer la Coupe du Monde, Jacquet livre une présélection de 28 joueurs (méthode qui sera imitée par une large majorité des sélections nationales qualifiées). Pour le quotidien L'Équipe, c'est le signe que Jacquet n'est pas l'homme de la situation mais juste un brave type qui émet des soupirs.

Pourtant, le déroulement de la Coupe du Monde va donner raison au sélectionneur national. Certes, les Bleus « version Jacquet » sont loin d'être les plus flamboyants de l'histoire du football français. Mais il s'agit d'une redoutable mécanique parfaitement huilée que ni les blessures ni les expulsions et suspensions ne parviennent à enrayer. Le 12 juillet 1998, Aimé Jacquet atteint la consécration lorsque la France bat le Brésil 3-0 en finale de la Coupe du Monde.

Au soir de la victoire, Jacquet annonce qu'il quitte son poste de sélectionneur national. Il prend alors la tête de la DTN, poste qu'il quitte le 31 décembre 2006. Il est aujourd'hui officiellement à la retraite.

Il n'acceptera de prendre à nouveau place sur le banc de touche qu'à l'occasion des matches de bienfaisance de l'association France 98.

Carrière de joueur

Équipes
AS Saint-Étienne: 1961 à 1973
Olympique lyonnais: 1973 à 1976

Palmarès
(5) Champion de France en 1964, 1967, 1968, 1969, 1970
(3) Vainqueur de la Coupe de France en 1962, 1968, 1970
International à 2 reprises en 1968

Carrière d'entraîneur

Équipes
Olympique lyonnais : 1976 à 1980
Girondins de Bordeaux : 1980 à 1989
Montpellier HSC : 1989-1990
AS Nancy-Lorraine : 1990-1991
France : 1993 à 1998

Palmarès

En club (Girondins de Bordeaux)
Coupe des Alpes en 1980
Champion de France en 1984, 1985, 1987
Vainqueur de la Coupe de France en 1986 et 1987
Vainqueur du Trophée des Champions en 1987
Demi-finaliste de la C1 en 1985
Demi-finaliste de la C2 en 1987

En sélection nationale A
Champion du Monde en 1998
Coupe Kirin en 1994
Tournoi Hassan II en 1998
Demi-finaliste de l'Euro 1996

Distinctions
Officier de la Légion d'honneur en 2007
Chevalier de la Légion d'honneur en 1998
Entraîneur français de l'année France Football en 1981, 1984 et 1998

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MORAVCIK Lubomir




Nom Prenom Club
MORAVCIK Lubomir Sélections 16 et 17 ans
Slovaquie


Milieu de terrain. Né le 22 juin 1965 à Nitra.
International tchécoslovaque (1987-1993 ; 42 sélections et 6 buts, puis international slovaque 1994-2000, 36 sélections, 6 buts)

Sans doute un des joueurs les plus doués à être passé à Saint-Etienne après 1990.
Son caractère volontaire, engagé, mouilleur de maillot l'a fait vite devenir un des chouchous de Geoffoy-Guichard.
Il a passé 6 ans sous le maillot Vert entre 1990 et 1996, a disputé 213 matchs, a marqué 35 buts et reçu ... 40 cartons dont un rouge.

Il est en 2006 entraineur des 16 et 17 Nationaux de l'équipe de Slovaquie. Auparavant, il fut président du club slovaque de Ruzemborek

Carrière : FC Nitra (1983-1990), Saint-Etienne (1990-1996), Bastia (1996-1998), Duisburg (1998), Celtic Glasgow (1998-2002), Jef United Ichihara (2002)



Le détail de sa carrière à l'ASSE

1990-1991
- Championnat : 37 rencontres, 7 buts (Brest, toulon, Metz, Bordeaux, Marseille, Lyon, Toulouse), 7 cartons jaunes
- Coupe de France : 2 rencontres , 1 but

1991-1992
- Championnat : 33 rencontres, 4 buts (Auxerre, Cannes, Paris SG, Sochaux), 1 carton jaune
- Coupe de France : 2 rencontres, 1 but

1992-1993
- Championnat : 34 rencontres, 5 buts (Paris SG, Metz, Lens, Nîmes, Nantes)
- Coupe de France : 5 rencontres, 1 but, 1 carton jaune

1993-1994
- Championnat : 33 rencontres, 4 buts (Toulouse, Caen (2), Monaco)
- Coupe de France : 1 rencontre

1994-1995
- Championnat : 27 rencontres. 4 buts (Caen, Martigues, Montpellier, Auxerre)
- Coupe de France : 1 rencontre
- Coupe de la Ligue : 1 rencontre

1995-1996
- Championnat : 34 rencontres, 7 buts (Lille(2), Bastia, Metz, Le Havre, Nantes, Gueugnon), 8 cartons jaunes, 1 rouge (Auxerre)
- Coupe de France : 1 rencontre, 1 but
- Coupe de la Ligue : 2 rencontres, 1 carton jaune

Total

- Championnat : 198 rencontres, 31 buts
- Coupe de France : 12 rencontres, 4 buts
- Coupe de la Ligue : 3 rencontres

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KEITA Salif






Malien

Attaquant. Né le 12 décembre 1946 à Bamako (Mali).

Clubs: Stade Malien de Bamako, L'AS Real de Bamako, Saint-Etienne (1967-1972), Marseille, Valence FC (Espagne), Sporting Lisbonne, Boston Team (USA).

Palmarès: 3 titres de champion du Mali, Champion de France (1968, 1969, 1970), 2 Coupes de France (1968, 1970), Vainqueur du trophée des champions (1967, 1968, 1969), Ballon d'or africain (1970), Soulier d'argent européen avec 42 buts (1971).

Sans doute le meilleur joueur ayant jamais porté le maillot vert.

Octobre 1967: Charles Dagher, un Libanais installé au Mali, conseille aux dirigeants stéphanois de s'intéresser au phénomène Salif Keita. Devant son insistance, Roger Rocher envoie un billet d'avion et invite l'attaquant africain à participer à un stage.
Il prend l'avion sans prévenir personne et il atterri à Paris où, bien sûr, il n'est pas attendu. Il prend un taxi pour l'amener à... Saint-Etienne, 500 kilomètres plus loin.
Le club règle la course (environ 1000 francs) et n'aura jamais à regretter cette dépense.

Immédiatement, Keita suscite l'admiration de son entraîneur, Albert Batteux, qui le fait débuter le 19 novembre 1967 à Monaco où il marque un but. Il dispute 149 rencontres et inscrit 120 buts à l'ASSE dont un sextuplé (six buts dans un même match) le 4 juin 1971 contre Sedan.
Albert Batteux dit de Salif Keita qu'il savait tout faire à l'image des plus grand joueurs brésiliens à part peut-être le grand Pelé encore qu'il lui a vu tenter des choses "surnaturelles".

C'est d'ailleurs en hommage à son attaquant vedette qu'en 1968, l'ASSE prend une panthère noire comme emblême, son surnom lorsqu'il jouait en France.

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PostPosted: 10/07/2007 19:37:43    Post subject: Portrait d'anciens joueurs de l'A.S.S.E Reply with quote

ALOISIO DA SILVA José



ALOISIO DA SILVA José
Brésil

Attaquant. Né le 27 janvier 1975 à Atalia (Brésil).

A joué à Saint-Etienne entre 1999 et 2001 : 42 matchs, 9 buts, 2 fois capitaine, 10 cartons dont 1 rouge.

Il était le complément parfait d'Alex, autre attaquant brésilien recruté à l'époque sur une cassette vidéo quasiment illisible..

Auparavant à Flamengo et Goias. A joué ensuite au Paris-SG, Rubin Kazan et Paranaense. A Sao Paulo depuis novembre 2005.

Champion du Brésil 2006

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PostPosted: 10/07/2007 19:38:54    Post subject: Portrait d'anciens joueurs de l'A.S.S.E Reply with quote

ALONZO Jérôme

France

Gardien de but.

A joué à Saint-Etienne entre 1997 et 2001 (100 matchs de championnat). A joué aussi à Nice (1990-1995), Marseille (1995-1997). Au PSG depuis la saison 2001-2002.

Palmarès :

- Vainqueur de la Coupe de France 2004, 2006
- Champion de France D2 1994 avec Nice et 1999 avec St-Etienne

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PostPosted: 10/07/2007 19:40:24    Post subject: Portrait d'anciens joueurs de l'A.S.S.E Reply with quote

AULANIER Dominique

France
Milieu de terrain. Né le 13 septembre 1973 à Saint-Chamond.

A joué à Saint-Etienne entre 1994 et 1997 (86 matchs, 10 buts, 14 cartons dont 3 rouges).

A joué à Nîmes (1997-1998), Nice (98-2003), Cannes (2003-2005)et Sète (2005-2006). Pour cette saison 2006-2007, il a signé en DH dans l'autre club de Sète, le PCAC Sète entrainé par Pierre Haon.

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PostPosted: 10/07/2007 19:43:30    Post subject: Portrait d'anciens joueurs de l'A.S.S.E Reply with quote

BLANC Laurent

Milieu de terrain/Libéro. Né le 19 novembre 1965 à Alès.
International A, 97 sélections, 16 buts.

A joué à l'ASSE entre 1993 et 1995 (73 matchs, 18 buts). Le Président n'était pas encore né, mais on sentait de la fluidité dans ses gestes, une telle agilité technique, un tel calme, qu'on savait très bien qu'il irait encore plus haut. Et quand on voit son palmarès et sa carrière..

A joué à Montpellier (1983-1991), Naples (1991-1992), Nîmes (1992-1993), Auxerre (1995-1996), Barcelone (1996-1997), Marseille (1997-1999), Inter Milan (1999-2001), Manchester Utd (2001-2003).

Palmarès : Champion du Monde 1998, Champion d'Europe 2000, Champion de France 1996, Champion d'Angleterre 2003, Vainqueur Coupe de France 1990 et 1996, Champion de D2 1987., Supercoupe d'Espagne 1996, Champion d'Europe des nations Espoirs 1988

6 juin 2007 : Il commence sa carrière d'entraineur en reprenant Bordeaux.

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PostPosted: 10/07/2007 19:44:40    Post subject: Portrait d'anciens joueurs de l'A.S.S.E Reply with quote

BOSQUIER Bernard


Défenseur. Né le 19 juin 1942 à Thonon-les-Bains.
42 sélections, 3 buts en équipe de France.

Clubs: Alès (1960-1961), Sochaux (1961-1966), Saint-Etienne (1966-1971), Marseille (1971-1974), Martigues

Palmarès: 5 titres de champion de France (1967, 1968, 1969, 1970, 1972), 3 coupes de France (1968, 1970, 1972).

Bernard Bosquier est considéré comme le meilleur joueur français des années 60, un défenseur central ayant peu d'équivalent en Europe grâce à un placement sûr et un très bon jeu de tête.

Après sa carrière de footballeur, il a occupé le poste de directeur sportif à l'OM (1980-1981) et à l'ASSE (1988-1990). Il est également l'organisateur de stages de football depuis 1981 à Carpentras.
Le détail de sa carrière à l'ASSE

1966-1967
- Championnat : 37 rencontres, 6 buts
- Coupe de France : 2 rencontres

1967-1968
- Championnat : 37 rencontres, 4 buts
- Coupe de France : 7 rencontres, 1 but
- Coupe d'Europe : 4 rencontres, 1 but

1968-1969
- Championnat : 33 rencontres, 4 buts
- Coupe de France : 4 rencontres
- Coupe d'Europe : 2 rencontres

1969-1970
- Championnat : 34 rencontres, 3 buts
- Coupe de France : 10 rencontres
- Coupe d'Europe : 4 rencontres

1970-1971
- Championnat : 27 rencontres, 3 buts
- Coupe de France : 4 rencontres
- Coupe d'Europe : 2 rencontres

Total
- Championnat : 167 rencontres, 20 buts
- Coupe de France : 27 rencontres, 1 but
- Coupe d'Europe : 12 rencontres, 1 but

Soit un total toute compétitions confondues de 206 rencontres et 22 buts

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BOUDARENE Fabien


Milieu de terrain. Né le 5 octobre 1978 à Saint-Etienne.

Formé à l'ASSE : 95 matchs entre 1996 et 2001 (3 buts, 7 cartons dont 1 rouge).

A joué ensuite à Sochaux (2001-2006 et Dijon (2006-2007). A signé en Bulgarie, au Litex lovetch pour la saison 2007-2008.

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