Stéphanois verts Index du Forum Stéphanois verts
Site dédié aux Verts et au football national et international
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 



 Bienvenue Invité 
Lubomir Moravcik

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Stéphanois verts Index du Forum -> Forum A.S.S.E -> Joueurs et dirigeants de l'ASSE -> Anciens joueurs et joueurs prêtés
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
manu63
modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 27 Mai 2008
Messages: 4 621

MessagePosté le: 14/10/2017 11:52:54    Sujet du message: Lubomir Moravcik Répondre en citant

PublicitéSupprimer les publicités ?
Lubo toujours vert

14/10/2017



Dans une interview parue hier sur le site Foot d'Avant, Lubomir Moravcik est revenu longuement sur ses vertes années avant d'évoquer un possible retour à Sainté. Extraits.



"Une fois que les communistes sont tombés en Europe de l’Est, cela a donné l’occasion d’être libre pour partir dans un pays étranger. Avec la Coupe du monde 1990 en Italie, nous avions une chance énorme d’être repérés. Une grande partie des joueurs tchécoslovaques a été transférée après cette Coupe du monde. Moi j’ai été transféré à Saint-Étienne. A l’époque, Bernard Bosquier était en contact avec mon agent. Suite à un match de la Coupe du monde, Saint-Étienne m’a contacté et on s’est mis d’accord avant les quarts de finale. Quand je suis venu à Saint-Étienne en juillet 1990, j’ai définitivement signé mon contrat.


C’était dur au départ car je suis parti tout seul en laissant ma femme et mon fils en Slovaquie. Au début, j’étais à l’hôtel et il y avait un homme d’origine tchèque qui s’occupait de moi. Il m’expliquait comment les choses allaient se passer. Puis quand ma famille est arrivée, on m’a proposé une maison temporaire. Au bout de trois mois, nous avons loué notre maison. Les choses ont vite avancé même si au début je ne comprenais pas beaucoup la langue française. Sur le terrain j’ai vite compris les consignes : faire des passes, recevoir des ballons, faire des centres. La langue sur le terrain n’est pas difficile à comprendre.



Pour mon premier match à Geoffroy Guichard en juillet 1990, on avait fait 0-0 contre Rennes. L’année où je suis arrivé, plein de nouveaux joueurs venaient de rejoindre le groupe. Je me souviens qu’après la rencontre, toute l’équipe avait mangé ensemble. Même si je ne comprenais rien aux conversations, je restais avec le groupe. J’étais prêt à tout pour m’intégrer.Au début quand je suis arrivé, le stade n’était pas complètement plein. Mais lors des grosses affiches, il y avait une superbe ambiance avec 40 000 supporters. C’était vraiment chaud derrière les buts avec le kop et les gens qui restaient debout. J’aimais leur passion. Notre club de supporters nous suivait partout en France. C’est un club qui est beaucoup aimé.


Au début les gens ne m’ont pas reconnu tout de suite en ville. Mais quand j’ai failli signer à Marseille, je suis devenu le joueur emblématique du club. Je me rappelle que les supporters avaient marqué sur un mur du centre d’entraînement "Lubo, on t’aime, on t’adore, ne pars pas". C’était touchant. J’étais resté pour cet amour mais aussi parce que j’avais un bon contrat à Saint-Étienne. A l’époque, Marseille me proposait quasiment la même chose. Le président m’avait aussi convaincu de rester au club en me disant : "on veut être dans les trois premiers de première division, on a besoin de toi, on veut que tu restes".



Il y avait beaucoup de choses positives à Saint-Étienne. Sur le terrain, peut-être qu’il nous manquait un buteur capable de marquer plus de buts. Il y a eu Roland Wohlfarth pendant un moment mais il était en fin de carrière. Malheureusement l’international français Philippe Tibeuf s’est blessé gravement. L’élimination des Verts en demi-finale de Coupe de France en 1993 nous a coûté cher car le président André Laurent s’est fait limoger et cela a tout cassé. Ensuite, il y avait moins de stabilité au club.


Mon meilleur souvenir chez les Verts ? Je n’en ai pas car je n’ai rien gagné avec Saint-Étienne. Mais je retiens plutôt l’ensemble et les supporters extraordinaires qui nous supportaient même dans les matchs difficiles. J’ai été très heureux à Saint-Étienne. J’ai toujours de très bons amis. Ça m’a plu la mentalité de Saint-Étienne. Le club et les supporters m’ont accueilli à bras ouverts. Ça m’a beaucoup touché. J’aime beaucoup ce club et cette région. Tout me plaît là-bas que ce soit la ville ou les gens qui sont gentils et très ouverts. J’aime aussi la France en général car c’est un pays magnifique.


La dernière saison, je n’ai pas joué les quatre derniers matchs suite à un carton rouge et ça a été difficile. Les mauvais résultats entraînaient de mauvaises réactions de la part du public ou de ma part. En prenant un carton rouge en fin de saison, je n’ai pas rendu service au club. Je pense que le départ d’André Laurent a provoqué la descente quelques années plus tard. Il avait stabilisé le club et donné beaucoup d’énergie à Saint-Étienne. Je me souviens au début quand je suis arrivé, il m’avait invité dans sa maison avec ma femme et mon fils. Après son départ, de mauvaises décisions ont été prises au club. Il y avait aussi des gros problèmes financiers, puisqu’on avait un trou de 20 millions de francs et cela a presque tué le club. Quand l’ASSE est descendue, j’étais obligé de partir pour faire baisser la masse salariale. Si je n’étais pas parti, le club aurait peut-être été rétrogradé en troisième division. J’ai rendu service au club car j’ai laissé tombé quelques sous.



Je suis retourné en Slovaquie et j’ai passé mes diplômes pour devenir entraîneur professionnel. Entre 2005 et 2007, j’ai entraîné les moins de 17 ans de la sélection slovaque. Puis mon contrat s’est terminé, alors j’ai eu une opportunité d’entraîner en première division mais je ne suis resté que six mois. Je me suis fait limoger car les résultats n’étaient pas bons. Entre 2008 et 2016, j’ai été un peu agent de joueurs. Sans grands succès, c’était dur. Depuis 2016, je suis entraîneur adjoint en deuxième division. J’ai d’abord été à Sered et maintenant je suis à Zvolen. J'aime beaucoup Bastia et la Corse, mais si je devais revivre à l’étranger, je reviendrais à Saint-Étienne à côté de mes amis que j’adore. Mon passage en France a été un grand plaisir. Mais après je ne veux pas quitter mon pays que j’aime beaucoup. Je suis très content en Slovaquie."

http://www.poteaux-carres.com/potin-P6820171014094250-Lubo-toujours-vert.ht…
Revenir en haut
VERTMINATOR42


Hors ligne

Inscrit le: 02 Oct 2017
Messages: 2 069

MessagePosté le: 14/10/2017 12:42:52    Sujet du message: Lubomir Moravcik Répondre en citant

quel joueur ce lui là.... le dernier grand talent au milieu offensif à mon sens ayant porté le maillot vert....
_________________
Allez tous boire un coup à ma santé
Revenir en haut
Greendid


Hors ligne

Inscrit le: 05 Oct 2017
Messages: 859
Localisation: Abricot City

MessagePosté le: 15/10/2017 12:14:21    Sujet du message: Lubomir Moravcik Répondre en citant

VERTMINATOR42 a écrit:
quel joueur ce lui là.... le dernier grand talent au milieu offensif à mon sens ayant porté le maillot vert....


C'est clair, en plus du caractère, j'adorais ce joueur !
Revenir en haut
manu63
modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 27 Mai 2008
Messages: 4 621

MessagePosté le: 15/10/2017 12:15:29    Sujet du message: Lubomir Moravcik Répondre en citant

J'en étais fou, quelle classe !
Revenir en haut
manu63
modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 27 Mai 2008
Messages: 4 621

MessagePosté le: 17/11/2017 18:41:52    Sujet du message: Lubomir Moravcik Répondre en citant

Juju contredit Lubo

17/11/2017

Lubomir Moravcik évoque son avenir dans le nouveau bimestriel Journal du Sport.





"Devenir entraîneur des Verts un jour, est-ce envisageable ? La question avait déjà été évoquée quand Ivan Hasek était entraîneur. Mais il existait la problématique des entraîneurs étrangers et leurs diplômes. J'ai été malchanceux dans cette affaire. Pour avoir une chance d'entraîner Saint-Etienne, il faut de l'expérience. Je ne dis pas que je n'en ai pas. Je connais le football par coeur. Mais ma carte de visite reste faible. Si on me proposait un poste de ce type, on pourrait se dire : "mais qu'a fait Lubo depuis qu'il a arrêté de jouer au foot ?" J'ai entraîné pendant trois ou quatre ans, je me suis occupé pendant deux ans des U17 nationaux. Je suis actuellement entraîneur adjoint de Zvolen, en D2 slovaque. J'aurais plus de possibilités en tant qu'adjoint d'un entraîneur qui me connaitrait bien. Je pourrais donner des conseils. Malheureusement, pour un poste de numéro un, il y aura toujours cette notion de risque à mon égard. Je suis heureux de ma vie en Slovaquie. le seul endroit en dehors de mon pays où je pourrais vivre, c'est Saint-Etienne."



La récente promotion de Juju vient de prouver à Lubo que le manque d'expérience n'est pas toujours rédhibitoire...

http://www.poteaux-carres.com/potin-P1020171117132851-Juju-contredit-Lubo.h…
Revenir en haut
manu63
modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 27 Mai 2008
Messages: 4 621

MessagePosté le: 06/01/2018 11:45:51    Sujet du message: Lubomir Moravcik Répondre en citant

Lubo entraîneur des Verts !

06/01/2018




On se calme, Roro n'a pas encore destitué Jean-Louis Gasset ! Photo à l'appui, Le Journal de l'Ile de la réunion nous apprend simplement que l'ancien meneur de jeu de l'ASSE Lubomir Moravcik entraîne actuellement des Verts lors d'un stage de détection à Saint-Paul à l'invitation de son ancien coéquipier du Celtic Glasgow Didier Agathe.

http://www.poteaux-carres.com/potin-P9220180106100237-Lubo-entraineur-des-V…
Revenir en haut
manu63
modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 27 Mai 2008
Messages: 4 621

MessagePosté le: 21/01/2018 09:36:07    Sujet du message: Lubomir Moravcik Répondre en citant

MORAVČÍK : « À SAINT-ÉTIENNE, J’AI FINI PAR PÉTER LES PLOMBS »

Ancien ailier de la Tchécoslovaquie lors du mondial 1990, Ľubomír Moravčík est connu en France pour avoir fait le bonheur de l’AS Saint-Étienne et du Sporting Club de Bastia. Entretien avec un esthète qui mélangeait folie créatrice et sang chaud.

PROPOS RECUEILLIS PAR ANTOINE DONNARIEIX DIMANCHE 21 JANVIER



Salut Lubo ! Aux dernières nouvelles, tu es entraîneur à Zvolen, en Slovaquie. Comment se passe ta vie là-bas ?
D'abord, j’ai passé deux ans à Bastia pendant lesquels j’étais en vacances, puis je suis rentré en 2004 en Slovaquie. Au départ, j’étais directeur sportif et je suis devenu entraîneur grâce à la Fédération slovaque, chez les U17. Ensuite, je suis devenu coach en D1 locale, au FC Vion Zlate Moravce, mais cela ne s’est pas très bien passé. Après, je suis passé par le métier d’agent qui m’a déplu. Dans ma carrière, mes potes, ma famille m’ont manqué. Aujourd’hui, ma vie est simple : je bois le café le matin, je joue au golf et je m’occupe d’entretenir ma maison. Parfois, c’est aussi très plaisant de ne rien faire. (Rires.)

Pendant ce temps-là, l’AS Saint-Étienne souffre en Ligue 1... Quitter la Slovaquie et reprendre l’ASSE, ça te fait envie ?
Je connais bien le football, mais sans CV qui justifie que je suis apte à entraîner l’AS Saint-Étienne, ce n’est pas possible. Devenir aujourd’hui l’entraîneur des Verts, ça peut bien se passer, mais ça peut aussi mal tourner. Au mois de juin dernier, j’étais à Bastia. Le club est venu pour me poser la question de savoir si je voulais être le coach du club. Là aussi, c’était trop risqué. En revanche, si Antonetti ou Blanc m’appellent pour faire partie du staff là-bas par exemple, je pourrais le faire avec grand plaisir.

À l’époque, Saint-Étienne était venu te chercher en 1990 pendant le Mondiale, où tu fais forte impression... (Défaite en quart de finale contre l’Allemagne (1-0), ndlr) Tu imaginais aller aussi loin dans la compétition ?
Après la révolution du 17 novembre 1989, les Tchécoslovaques étaient heureux d’avoir de nouvelles libertés au sein du pays. Alors imaginez quand, en plus, l’équipe nationale est quart-de-finaliste du mondial suivant... La dernière fois que la Tchécoslovaquie s’était qualifiée en Coupe du monde, c’était en 1982. Elle n’était pas sortie de la phase de poules. Là, l’objectif était de passer au second tour. Finalement, nous terminons deuxièmes derrière l’Italie, puis nous battons le Costa Rica (4-1, ndlr) avant de jouer l’Allemagne. C’est dommage, car malgré leur domination, on ne perd que 1-0. Et derrière, l’Allemagne est championne du monde... J’avais été expulsé pour protestation dans ce match, car je demandais un penalty, alors que, sur le fond, j’avais raison ! Mais bon, on avait déjà largement dépassé l’objectif. Je me souviens du match contre l’Autriche à Florence par exemple, c’était une ambiance extraordinaire.

À Sainté, tu entres dans le cœur des supporters grâce à ta technique au-dessus de la moyenne. Au départ, tu as dû t’acclimater à l’ambiance du Chaudron ou cela s’est fait de façon naturelle ?
Lors de mes six premiers mois, il y avait des doutes. Nous étions situés dans le bas du classement, entre la 16e et la 18e place, et j’avais du mal à enchaîner les passes décisives. Pendant un bon moment, je n’avais même marqué aucun but. Heureusement, la seconde partie de saison était bien meilleure. J’ai mis sept buts, et avec Philippe Tibeuf, nous étions les co-meilleurs buteurs de l’équipe. Philippe était un super joueur, capitaine et international avec la France. Mais à partir du moment où les blessures sont arrivées chez lui, il n’a plus connu le même rendement.

Tu possèdes aussi un sacré tempérament. Avant un corner à La Beaujoire, tu avais fait valdinguer une bouteille géante d’Orangina. Est-ce tu as des souvenirs de tes excès ?

Celui-là, à vrai dire, je ne me souviens pas... Mais c’est possible, hein, j’étais parfois un peu provocateur, roublard. Une fois, le président Louis Nicollin était venu me voir. Il voulait savoir ce que je comptais faire à l’avenir, parce que ça commençait à aller mal à Saint-Étienne. Moi je lui ai répondu très franchement : « Si vous avez des sous, on peut discuter ! » Et lui m’avait répondu : « Ah ouais, j’ai entendu que tu étais une tête de cochon ! » C’était sympa de sa part, car c’était quelqu’un de passionné. Je l’ai pris comme un compliment, ça montrait que je ne me laissais pas faire. (Rires.)

Tu crèves l’écran avec les Verts et, à cette époque, c’est l’OM qui domine le championnat. Pour la saison 1992-1993, Bernard Tapie souhaite te faire signer à Marseille, mais tu refuses d’aller chez eux. C’est un choix que tu regrettes aujourd’hui ?
En fait, l’OM avait déjà Dragan Stojković comme numéro dix. Le souci, c’est qu’il s’est blessé. Et pour le remplacer, Marseille avait le droit à un joker en dehors de la période de transfert. Tapie s’est alors prononcé pour que je vienne à la place de Piksi, parce qu’il m’avait vu à l’œuvre. C’est normal d’avoir une part de regret je pense, car on ne sait pas comment cela aurait pu se passer. Peut-être que j’aurais signé dans un très grand club comme l’a fait Deschamps ensuite. Mais voilà, le président André Laurent voulait me conserver, son désir de monter une grosse équipe était énorme. J’ai vu mon contrat se renouveler et, sportivement aussi, je me suis mis à croire à ce projet.

Tu t’étais quand même confié à la télé écossaise sur cet intérêt de l’OM, en expliquant que si ton fils avait le même choix à faire aujourd'hui, tu lui aurais dit de partir...
À 27 ans, j’avais une bonne situation. Pourquoi aller contre la volonté du club qui m’a ouvert en grand les portes du football de haut niveau ? Je ne pouvais pas leur faire ça. Mais aujourd’hui, avec l’expérience que j’ai connue ensuite, je donnerais des conseils différents à mon fils. Une carrière dans le football, c’est très court. Alors quand il y a une belle possibilité, il faut tenter et tout faire pour y aller ! Pourquoi ? Parce qu’à mon âge, c’était une opportunité unique. À 31 ans, je me suis retrouvé à descendre en D2 avec Saint-Étienne. En clair, j’étais dans la merde !


Tu es le coéquipier de Laurent Blanc chez les Verts entre 1993 et 1995. Tu l’imaginais déjà faire une aussi grande carrière à cette époque ?
Déjà, Blanc venait de Naples (une saison au Nîmes Olympique en 1992-1993 entre Naples et Sainté, ndlr). C’était une très bonne adresse en Italie, le club de Diego Maradona ! Il faisait déjà partie des meilleurs joueurs dans son registre, et s’est retrouvé chez les Verts, car il y avait de gros projets à venir. Mais cela ne s’est pas passé comme prévu... À ce moment-là, je parlais déjà très bien français. En 1992-1993, nous étions la meilleure défense du championnat avec Sylvain Kastendeuch et Jean-Pierre Cyprien. Quand je vois Laurent arriver, je me dis qu’il allait jouer en milieu défensif derrière moi en numéro dix. Je suis sûr que cela aurait été extraordinaire. Mais à l’intersaison, Kastendeuch s’est fait virer par les dirigeants, car le club voulait changer de système de jeu. J’étais fou, je me suis embrouillé avec toute la direction ! J’étais un joueur important de l’équipe, et personne ne m’a demandé mon avis sur le départ de Kastendeuch. Il faut discuter ensemble de ces choses-là ! Franchement, c’était une erreur monumentale. Et d’ailleurs, c’est à partir de là que le club s’est mis à plonger. Petit à petit, les gros joueurs sont partis et je suis resté seul pour encadrer les jeunes en tant que capitaine. À Saint-Étienne, j’ai fini par péter les plombs.

Après la relégation des Verts en fin de saison 1995-1996, tu pars au SC Bastia où tu es coaché par Antonetti, lui aussi très impulsif à cette époque. Quels sont tes souvenirs au club ?
Rencontrer Fred, c’était quelque chose qui m’a donné envie de continuer dans le football, peut-être la meilleure rencontre de ma carrière. Durant l’été, j’ai fait une superbe préparation d’avant-saison et nous avons très vite bien marché. J’avais d’excellents coéquipiers : Jean-Jacques Eydelie, Cyril Rool, Anto Drobnjak, Pierre Maroselli... J’ai senti dès mon arrivée qu’ils étaient tous là pour me mettre dans les meilleures dispositions en tant que meneur de jeu. Ça changeait de Saint-Étienne ! C’était une vraie équipe au sens propre du terme. Bastia, c’est une très belle mentalité, les gens sont très gentils et aiment le football. Aujourd’hui, voir ce club dans une situation pareille, c’est un vrai coup de poignard. Même si malgré le bas niveau de jeu, les supporters sont encore là.



Au Celtic, tu as aussi laissé de beaux gestes, comme ce contrôle des fesses contre Heart of Midlothian en 1999... Qu’est-ce qui t’est passé par la tête à ce moment-là ?
Ah, ça vient de mon adolescence. Je devais avoir 17 ans. En Tchécoslovaquie, il y avait un assistant dans mon club de Nitra qui s’occupait de l’avant-match et l’après-match, un gars qui remplissait les gourdes et préparait nos affaires. C’était un ancien footballeur. Un jour, il est venu sur le terrain pour me montrer ce contrôle. Dans la pratique, il faut beaucoup de paramètres : le ballon arrive verticalement, tu dois être à côté de la chute du ballon et tes adversaires doivent être éloignés. Je l’ai fait deux fois dans ma carrière, une fois avec Nitra en championnat tchécoslovaque, et une deuxième fois à Glasgow. Ça doit être à la fois réfléchi et instinctif.

Dans le même genre, lors d'un Lille-Saint-Étienne, tu tires et transforme un penalty du gauche, mais l’arbitre demande à ce qu’il soit retiré. Et là, tu décides d’utiliser ton pied droit pour marquer à nouveau... Pourquoi ?
Je ne peux pas te donner une vraie explication. C’est juste que je suis aussi à l’aise du pied gauche que du pied droit, même si à la base, je suis plutôt droitier. À force de m’entraîner à centrer du gauche, j’ai fini par devenir ambidextre vers vingt ans. L’avantage, c’est que je pouvais tirer tous les corners de mon équipe de manière rentrante. Dans le jeu, cela me rendait imprévisible. Et là pour ce deuxième essai, j’avais envie de changer de pied. L’arbitre avait décidé que le penalty devait être retiré, alors j’ai voulu prendre ça à la rigolade. En vrai, pied droit ou pied gauche, je m’en foutais ! J’étais déjà sûr que j’allais marquer.


http://www.sofoot.com/moravcik-a-saint-etienne-j-ai-fini-par-peter-les-plom…
Les membres suivants remercient manu63 pour ce message :
Vergnat (21/01/18)
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: 20/10/2018 08:28:30    Sujet du message: Lubomir Moravcik

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Stéphanois verts Index du Forum -> Forum A.S.S.E -> Joueurs et dirigeants de l'ASSE -> Anciens joueurs et joueurs prêtés Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | Panneau d’administration | Créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2018 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com